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La réalité en face

La réalité en face

Un des maux de notre époque, c'est le refus et l’interdiction de regarder la réalité en face et surtout de la décrire! c'est le Politiquement Correct qui l'empêche! Il conditionne la description et donc la perception du réel! Quand elle est "Non Idéologiquement Conforme", la réalité est occultée, tronquée, manipulée par les media. Je veux partager avec vous mes connaissances et mon point de vue sur les sujets qui m’intéressent et pour lesquels j’ai acquis une certaine expertise. Ce blog est plus qu'un "blog politique", en effet il y sera aussi question de religion, de foi, de théologie, de Philosophie,etc.. Car une "autre réalité" est aussi occultée, niée, moquée, discréditée, c'est la "réalité de l'Invisible"! Celle de "l'Homme Vivant et Souffrant", mais aussi celle de l'Homme Intérieur dans sa relation à Dieu, à la Beauté, etc...Chaque « article » est en réalité un dossier. Alors ouvrez les articles! Ne vous contentez pas du titre, vous y trouverez des liens précieux…contenant d'autres liens...Bonne exploration !


Le pape accuse les manuels scolaires français de propager la « théorie du genre »

Publié par Michael Jeaubelaux sur 2 Octobre 2016, 13:15pm

Le pape François a accusé, dimanche 2 octobre, les manuels scolaires français de propager un « sournois endoctrinement de la théorie du genre ». S’exprimant devant les journalistes dans l’avion qui le ramenait à Rome après trois jours dans le Caucase, le pontife argentin a raconté une anecdote rapportée par un père de famille français, effaré que son fils de 10 ans envisage de devenir une fille. Selon le pape, ce père de famille catholique a raconté comment son fils, interrogé pendant un repas de famille sur ce qu’il voulait faire plus tard, lui avait répondu : « Etre une fille. »

"Et puis les manuels scolaires ont aussi été un sujet de la conférence de presse du Pape François dans l’avion. Le Pape les a accusé de propager une théorie du genre. Pour le Saint-Père, c’est une chose d’avoir des tendances homosexuelles ou changer de sexe, c’en est une autre de faire un enseignement dans les écoles sur cette ligne. François a aussi insisté sur la nécessité d’accueillir, d’accompagner et d’intégrer les personnes homosexuelles ou transsexuelles: « J’ai accompagné des personnes avec ces tendances, je les ai rapprochées du Seigneur… je ne les ai jamais abandonnées » a-t-il conclu.

http://fr.radiovaticana.va/news/2016/10/03/la_conf%C3%A9rence_de_presse_du_pape_fran%C3%A7ois_dans_lavion_/1262456

On se souvient de la fameuse phrase de l'ancien Ministre de l'Education Nationale, parti se planquer à Bruxelles : " Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix." V. Peillon, Interview JDD septembre 2012

Déjà la riposte des idéologues du genre et tous les media "anti Manif Pour Tous" s'organisent!

En particulier le SNUipp , syndicat majoritaire dans le Primaire, de Najat BELKACEM et proches de la rue de Solférinotrès en pointe dans la diffusion de cette idéologie que Najat BELKACEM a essayé de généralisé officiellement avec ses ABC de l'Egalité directement inspiré du Manifeste Lesbien 1999! http://www.france.qrd.org/texts/manifeste_lesbien1999.html et dont la promotion fut assuré par Nicole ABAR, une militante lesbienne!

La FCPE, soutien indéfectible de Najat BELKACEM et proches de la rue de Solférino n'a pas manqué de se mobiliser aussi. Sur LCI un de ses représentants n'a pas hésité à dire à Ludovine de la Rochère Présidente de LMPT que tout cela n'existait que dans sa tête! Pas de chance, Julien DRAY qu'on ne peut pas être soupçonné d'être un intégriste catholique avait déclarer en mars 2014 :

"La théorie du genre à l’école, c’est la conséquence de l’influence d’un féminisme qui s’est radicalisé. Najat [NDLR : Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes], elle, est sur la ligne des féministes ultras américaines, qui sont en train d’émasculer les sexes !"

(Si NVB grâce à la mobilisation sans précédent contre sess projets n'a pas pou imposer l'ABCD de l'Egalité...Mais elle a quand même créer une "boite à outils pédagogique" et les militants de l'idéologie du genre ne se prive pas de propager cette idéologie dans leur classe.)

L'endoctrinement scolaire passe aussi par le "culturel" et les "sorties scolaires". Par exemple une pièce tourne depuis plusieurs années et est imposée aux scolaires par l'Education Nationale "Mon frère, ma princesse" .

http://www.vigi-gender.fr/mon-frere-ma-princesse-cest-reparti.php

En France, La Manif Pour Tous, Vigi-Gender http://www.vigi-gender.fr/
et de nombreuses autres associations (VITA, AFC, Enseignants pour l'Enfance, Juriste pour l'Enfance, En Marche pour l'enfance, La Vigie des familles,etc...) sont mobilisées contre l'idéologie du Genre - Elles appellent toutes à manifester le 16 Octobre à PARIS à l'appel de La Manif Pour Tous!
Quant à Najat BELKACEM, présente ce matin dans le 7/9 de France Inter (où serait-elle le mieux reçue...) elle continue à faire ce qu'elle sait le mieux faire : mentir, nier et accuser ceux qui ne partagent pas son idéologie..."d'intégristes"!
Malheureusement la connivence avec l'idéologie du Genre ne se cantonne pas à la Gauche, n'oublions pas que l'entrisme de l'idéologie du genre à l'école s'est faite sous Luc CHATEL... sur l'idéologie du genre comme sur la Loi TAUBIRA, la PMA et la GPA...n'est pas "Blanc-Bleue"!
Et NKM, celle qui est pro Loi TAUBIRA et Pro PMA pour les lesbiennes et les célibataires fertiles, s'est attachée, ce matin sur Europe 1 à nier la réalité des propos du Pape! Depuis qu'elle l'a fait battre à Paris, LMPT est devenue sa bête noire!

Le Pape appelle à la lutte contre la "colonisation idéologique" des idéologues du Genre, des ennemis du mariage et de la famille... Ce n'est pas une affaire religieuse, mais une affaire anthropologique et civilisationnelle!

La Manif Pour Tous organise le 16 octobre à PARIS, une grande manifestation, j'y serai...et vous?

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le pape François a dénoncé la présence de la théorie du genre dans les manuels scolaires, ce qui a provoqué la «colère» de Najat Vallaud-Belkacem. Pour la philosophe Bérénice Levet, cette idéologie est bien présente à l'école.

Bérénice Levet est docteur en philosophie et professeur de philosophie au Centre Sèvres. Son dernier livre La théorie du genre ou le monde rêvé des anges, publié chez Grasset en novembre 2014, vient de sortir dans une version «Poche» chez Hachette avec une préface inédite de Michel Onfray.

FIGAROVOX. - Dimanche 2 octobre, le pape s'en est pris «au sournois endoctrinement de la théorie du genre» que propageraient les manuels scolaires. La théorie du genre existe-t-elle en tant qu'idéologie?

Bérénice Levet. - La théorie du genre? Ça n'existe pas, nous tympanise-t-on, à commencer par Najat Vallaud-Belkacem. La seule expression légitime serait «études de genre» qui aurait pour avantage de respecter la pluralité des travaux. Mais pour qu'il y ait des études de genre, encore faut-il que ce petit vocable de genre ait été conceptualisé, théorisé. Or, lorsque nous parlons de théorie du genre, nous n'affirmons rien d'autre. Judith Butler se définit elle-même comme théoricienne du genre. Il a été forgé afin d'affranchir l'identité sexuelle du sexe biologique. Au commencement est la neutralité, en quelque sorte, et seule la machine sociale vous «assigne» à une identité - ce que l'on retrouve dans les manuels.

Il faut bien comprendre que le vocable de «genre» ne sert pas simplement à distinguer le donné naturel et les constructions culturelles, mais à les dissocier. Simone de Beauvoir est restée, aux yeux des promoteurs du genre, comme en retrait par rapport à sa propre intuition. Lorsqu'elle dit «On ne naît pas femme, on le devient», le Genre lui réplique, puisqu'on ne naît pas femme, pourquoi le deviendrait-on? En l'absence de tout étayage dans la nature, on doit se jouer de toutes les identités sexuées et sexuelles. «Le travesti est notre vérité à tous», dit Judith Butler. Ce petit vocable de genre soutient en outre - et c'est là qu'il est instrument de lutte - que les différences sexuelles sont construites mais construites par des mâles blancs hétérosexuels donc selon un ordre exclusivement inégalitaire.

Lorsque Simone de Beauvoir dit «On ne naît pas femme, on le devient», le Genre lui réplique, puisqu'on ne naît pas femme, pourquoi le devient-on ?

Voilà le message qui est délivré à la jeunesse. «Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin»,apprennent les lycéens dans le manuel Hachette. Pour aiguiser leur rage, les convertir à la cause de la déconstruction, il convient de les convaincre que ces représentations inégalitaires.

On raille le Pape, parce qu'il ne suffirait pas d'apprendre ces axiomes pour ipso facto aspirer à changer de sexe. Sans doute et la différence des sexes ayant un fondement dans la nature, contrairement à ce que soutient le Genre, tout comme l'hétérosexualité, quand même on cherche à les chasser, elles reviennent au galop, mais l'enfant ou l'adolescent est un être fragile, si on le persuade que tout est construit, alors la tentation est grande de s'essayer à toutes les identités et toutes les sexualités. La question dans les cours de lycées est désormais: «Alors, tu es bi, hétéro, homo?». Je rapporte dans mon livre des paroles d'adolescents qui nourrissent un véritable sentiment d'infériorité de se sentir «désespérément» hétérosexuels.

Le Pape a raison de dire que l'endoctrinement se fait sournoisement, car le Genre avance toujours masqué: c'est au nom de l'égalité, du respect des différences, que s'opère la déconstruction du masculin et du féminin. C'est au chapitre «l'égalité homme-femme», ou plutôt selon l'injonction de Najat Vallaud-Belkacem, «l'égalité femme-homme» , que l'élève apprend que le masculin et le féminin sont de pures conventions, et qu'il lui appartient de s'en délier. Le Genre se veut notre nouvel Évangile, il vient nous annoncer la bonne nouvelle que les identités sexuées et sexuelles n'étant que des constructions, elles peuvent être déconstruites. L'enseigner dans les établissements scolaires, c'est fabriquer une armée de soldats de la déconstruction.

Les propos du pape François sont forts. Il parle notamment de «guerre mondiale pour détruire le mariage» et de «colonisation idéologique» destinée à «changer les mentalités». Comprenez-vous ces mots historiquement lourds de sens?

Ils ont une vérité. Le projet de «changer les mentalités» définit le programme des progressistes depuis la décennie soixante-dix.

Le Genre est le dernier avatar de cette grande offensive menée contre la civilisation occidentale depuis les années soixante.

Le Genre travaille à disqualifier les représentations du masculin et du féminin qui sont des significations partagées, héritées, et qui cimentent une société. Le Genre est le dernier avatar de cette grande offensive menée contre la civilisation occidentale depuis les années soixante par le structuraliste Michel Foucault ou Jacques Derrida. La filiation est d'ailleurs revendiquée par les adeptes du Genre.

Les formulations du Pape sont sans doute excessives mais là encore il y a une certaine vérité. Le genre est un militantisme, et la gauche y est acquise ainsi qu'une bonne partie de la droite. En étendant le mariage à des couples de même sexe, la loi Taubira en destituait le sens, qui n'est pas de consacrer l'amour mais la procréation et la filiation. Et dessinait le cadre pour une reconnaissance de la «filiation»aux homosexuels.

Quant à la colonisation idéologique, les promoteurs du Genre entendent bien investir les esprits à travers le monde, semer le trouble dans le Genre, c'est-à-dire dans les identités sexuées, et défaire le Genre - pour reprendre les titres programmatiques de deux ouvrages de Judith Butler - et bon nombre de pays d'Amérique du Sud se laisse séduire.

Le souverain Pontife a également déclaré: «La théorie du genre continue à être enseignée, alors que c'est contre les choses naturelles». Cette évocation d'une nature humaine est-elle devenue un tabou aujourd'hui?

La rébellion contre le donné naturel et le consentement comme fondement de la légitimité définissent le projet moderne.

En effet. La rébellion contre le donné naturel et le consentement comme fondement de la légitimité définissent le projet moderne. L'homme doit «se rendre comme maître et possesseur de la nature» et les seuls liens légitimes sont ceux que le sujet contracte volontairement. Or, l'identité sexuelle n'est pas choisie par le sujet, elle est donc perçue comme oppressive. Naître, c'est recevoir, recevoir un corps, une histoire, un passé hypertrophie de la volonté. Nous sommes endettés par nature, dit magnifiquement l'anthropologue Marcel Hénaff.

Cette récusation de toute forme de donné naturel nous voue à une abstraction dont Merleau-Ponty nous invitait à méditer les conséquences pour la condition humaine: «Une ontologie qui passe sous silence la Nature s'enferme dans l'incorporel et donne, pour cette raison même, une image fantastique de l'homme, de l'esprit et de l'histoire».

La nature ne décide pas de tout cependant. «On naît femme et on le devient».

Najat Vallaud-Belkacem a réagi au micro de France Inter. Elle s'est dite «peinée» et «très en colère» par ces paroles «légères et infondées». Elle a précisé qu'il n'y avait pas de «théorie du genre - qui d'ailleurs n'existe pas - dans ces livres». Que pensez-vous de la réaction du ministre de l'Éducation nationale?

Comme toujours avec Najat Vallaud-Belkacem, justifiant par là même le surnom de Pimprenelle que lui a donné François Hollande, elle croit endormir les consciences en pratiquant la dénégation systématique.

Elle sait parfaitement que les postulats du Genre sont enseignés dans les établissements scolaires. Elle aurait même pu se défausser en incriminant un de ses prédécesseurs, Luc Chatel. C'est en effet sous la présidence de Nicolas Sarkozy, en 2011, que l'enseignement du Genre a été introduit dans les manuels de «Sciences de la Vie et de la Terre» des classes de Premières.

Les lectures scolaires n'ont plus d'autres finalités que de former des indignés et surtout pas des héritiers.

Les spécialistes du déni nous objectent que le Genre n'est pas enseigné à l'école primaire, au collège puisque le mot ne figure nulle part. Peut-être, mais là n'est pas la question, ce qui est bel et bien diffusé, ce sont les postulats du Genre, et pas seulement dans et par les manuels. Les livres lus dès le Primaire, dont les élèves doivent rédiger une fiche de lecture, en sont les émissaires. C'est d'ailleurs, ce qui m'avait conduite à me pencher sur cette question du Genre, lorsqu'en 2012, mon neveu qui était alors en classe de CM1, est rentré de l'école avec pour devoir la rédaction d'une fiche de lecture consacrée à un ouvrage de David Wallians, Le Jour où je me suis déguisé en fille. Cet ouvrage d'une indigence littéraire qui aurait dû suffire à l'écarter d'une institution censée transmettre la langue et l'art d'écrire - mais les lectures scolaires n'ont plus d'autres finalités que de former des indignés et surtout pas des héritiers -, véhiculait un des axiomes majeurs du Genre: l'identité sexuée, le masculin et le féminin ne sont que des conventions, des normes imposées, travaillant précisément à «normaliser» les individus. Le Genre et la gauche s'emploient ainsi à déconstruire, à défaire les représentations, les significations qui cimentent une société. Sans doute le masculin et le féminin sont-ils, en partie, dans la continuité du donné naturel cependant, construits - chaque civilisation compose sa propre partition sur cet invariant - mais ces représentations constituent un lieu commun au sens littéral, les membres d'une même société s'y retrouvent, elles tissent un lien. Observons que cette même gauche n'a qu'un mot à la bouche «créer du lien social».

Le Genre et la gauche s'emploient ainsi à déconstruire, à défaire les représentations, les significations qui cimentent une société.

Najat Vallaud-Belkacem invite le Pape à consulter les manuels scolaires, non seulement il vérifiera que l'idéologie du Genre imprègne bien les chapitres consacrés à l'égalité des sexes, mais surtout, lorsqu'il parle de manuels, il entend assurément les programmes scolaires dans leur entier. Bon nombre de professeurs n'ont guère besoin de directives ministérielles pour inscrire à leur programme des ouvrages qui sont les vecteurs de cette idéologie. Les spectacles destinés aux écoles sont également édifiants.

Najat Vallaud-Belkacem a rappelé qu'elle avait déjà rencontré le pape et qu'elle était pleine de «respect» à son endroit. Comment comprenez-vous cette ambivalence de la gauche qui admire le pape François sur les sujets sociaux, économiques, migratoires et écologiques, mais le condamne sur les questions sociétales?

plus sur http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/10/04/31003-20161004ARTFIG00166-berenice-levet-le-systeme-scolaire-tout-entier-est-impregne-des-fondements-de-la-theorie-du-genre.php

François et la théorie du genre : surprise, le pape est... catholique !

  • Par Alexis Feertchak
  • Mis à jour le 04/10/2016 à 18:41
  • Publié le 04/10/2016 à 18:14

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le pape François a estimé que la théorie du genre était une «colonisation idéologique». Pour Gérard Leclerc, la gauche s'est trompée en croyant que l'évêque de Rome obéissait aux canons du progressisme.

Gérard Leclerc est un journaliste, philosophe et essayiste. Il est éditorialiste à France catholique et à Radio Notre-Dame.

FIGAROVOX. - Le pape François a vivement critiqué les manuels scolaires qu'il juge imprégnés par la théorie du genre. Il a employé des termes forts, notamment celui de «colonisation idéologique». Cela vous étonne-t-il?

Gérard LECLERC. - Ce n'est pas la première fois qu'il emploie le terme de colonisation. J'ai le sentiment que, comme Argentin, le pape a une sensibilité à vif sur ces phénomènes d'intoxication idéologique à grande échelle que le continent sud-américain a historiquement bien connus. On importe sur certains continents des idéologies venues d'ailleurs.

Par ailleurs, on sait que le Vatican est un lieu de réception tout à fait exceptionnel de l'information à l'échelle planétaire car Rome est au centre de réseaux divers, diplomatique mais pas seulement, qui couvrent le monde entier. Je ne pense pas que ce soit sans biscuit que le pape s'est embarqué ainsi. Il y a un tas d'informations qui lui remontent du monde entier sur cette idéologie du genre qui fait partout des ravages.

À gauche, Najat Vallaud-Belkacem a rapidement réagi, expliquant que le pape avait été victime d'une campagne de désinformation. Cela vous paraît-il crédible?

N'oublions pas que c'est en 2011 sous le ministère Chatel que les manuels scolaires de Sciences & Vie de la Terre ont introduit quelques éléments de la théorie du genre.

Non, pas du tout. Il y a deux choses néanmoins. Il y a le fait que le pape se réfère à un témoignage personnel venu de France: un papa qui a été très étonné de la réaction de son fils quand celui-ci lui a dit qu'il voulait devenir une fille. D'après le père en question, cela venait de l'école. Mais au-delà de ce témoignage personnel, n'oublions pas que c'est en 2011 sous le ministère Chatel que les manuels scolaires de Sciences & Vie de la Terre ont introduit en classes de Premières quelques éléments de la théorie du genre. Il ne faut pas non plus sous-estimer l'enseignement direct. Souvent, les professeurs eux-mêmes transmettent ces idées-là à leurs élèves. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant car ce sont des idées qui courent le monde.

Le ministre de l'Éducation nationale a ajouté que la théorie du genre n'existait pas. Ces idées qui courent le monde et que vous venez d'évoquer sont-elles assumées ouvertement?

Il faudrait savoir ! S'est-il vraiment produit une révolution dans le champ culturel et anthropologique ? Avec le Mariage pour tous, a-t-on vraiment assisté à une rupture de civilisation ?

Certains journaux de gauche sont quand même gonflés! Ils nous ont vanté depuis le début de notre jeune siècle les mérites de Judith Butler, intellectuel génial et qui aurait renouvelé le champ de la philosophie et des sciences humaines. Ils nous l'ont vendue comme une révélation bouleversante qui dynamitait la culture ancienne. Pensons aux débats au moment du Mariage pour tous: Christiane Taubira parlait alors d'un véritable changement de civilisation. Alors, il faudrait savoir! S'est-il vraiment produit une révolution dans le champ culturel et anthropologique? Avec le Mariage pour tous, a-t-on vraiment assisté à une rupture de civilisation? Il faudrait qu'ils se mettent d'accord avec eux-mêmes car aujourd'hui les mêmes journaux et les mêmes réseaux nous serinent qu'il n'y a pas de théorie du genre, mais qu'il n'y a en fait que des «études de genre» (gender studies) qui ne seraient structurées par aucune philosophie, mais qui reposeraient uniquement sur des méthodes d'observation. On serait dans le domaine de la pure scientificité. Évidemment, c'est se moquer du monde car il est bien certain que tout ce secteur des sciences humaines qui s'est développé d'une façon absolument démesurée est structuré par des courants philosophiques, ne serait-ce que par la fameuse French Theory qui eut des conséquences considérables dans le monde universitaire américain en important la pensée de philosophes français comme Louis Althusser, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Michel Foucault et bien d'autres.

Que pensez-vous des personnes qui, à gauche, s'étonnent des propos du pape François? Ces derniers expliquent en substance que les mots du pape sur la théorie du genre sont en inadéquation avec ses propos progressistes sur les questions économiques, sociales, écologiques et migratoires. Qu'en est-il?

Ces personnes ont fabriqué une image stéréotypée du pape François sur un modèle préfabriqué de type progressiste qui ne correspond pas du tout à la réalité.

Ces personnes ont fabriqué une image stéréotypée du pape François sur un modèle préfabriqué de type progressiste qui ne correspond pas du tout à la réalité. Ils ont retenu un certain nombre de choses: son discours écologique, ses sorties contre l'argent, sa défense des migrants, mais ça ne veut pas dire pour autant que le pape est un parfait progressiste selon leurs canons à eux. Ils choisissent dans les propos du pape ce qui les arrange. Car s'ils étaient un peu sérieux, ils s'apercevraient que ce pape aurait de quoi leur faire peur! Par exemple, c'est le premier pape que je vois citer avec autant de force un auteur comme le terrible Léon Bloy. Dans sa première homélie de pape, François a cité l'écrivain en disant: «qui n'adore pas le Christ adore le diable». D'ailleurs, parmi les papes modernes, François est sans doute celui qui ose le plus parler du satanique et du diabolique. C'est un jésuite formé aux disciplines de la spiritualité de saint Ignace. C'est quelqu'un d'extrêmement rigoureux, qu'on ne prendra pas en défaut sur la doctrine catholique. On objectera tout ce qui a eu lieu et ce qu'il a dit à propos de la famille, notamment de l'ouverture de l'eucharistie aux personnes divorcées. Mais, à mon sens, on a surévalué cet aspect-là car le pape, même quand il veut opérer une ouverture sur ce côté, se montre très prudent avec des conditions qui font que l'exercice de cette ouverture eucharistique est quand même soumise à des canons en définitive très limités. À mon sens, il y a un mythe qui s'est constitué autour d'un François progressiste. On est très loin du personnage réel.

Théorie du genre : ce que le pape a vraiment dit

La Croix, le 03/10/2016 à 15h48

S’exprimant dimanche 2 octobre devant des journalistes dans l’avion qui le ramenait du Caucase à Rome, le pape François a répondu à une question portant sur la théorie du genre.

Voici la retranscription de cet échange.

Le pape François s’adresse aux journalistes lors de son retour en avion de Baku, le 2 octobre. / LUCA ZENNARO/AFP

Joshua McElwee (National Catholic Reporter) : Dans ce discours d’hier en Géorgie, vous avez parlé, comme dans de nombreux pays, de la théorie du genre, disant que c’est le grand ennemi, une menace contre le mariage. Mais je voudrais demander : que diriez-vous à une personne qui a souffert pendant des années avec sa sexualité et sent vraiment que c’est un problème biologique, que son aspect physique ne correspond pas à ce que lui ou elle considère être sa propre identité sexuelle ? Vous, comme pasteur et ministre, comment accompagneriez-vous ces personnes ?

  • La Croix va sur le terrain, et met en lumière des acteurs de l'actualité, célèbres ou modestes.

Pape François : Avant tout, moi j’ai accompagné dans ma vie de prêtre, d’évêque – aussi de pape – j’ai accompagné des personnes avec une tendance et aussi des pratiques homosexuelles. Je les ai accompagnées, je les ai rapprochées du Seigneur, certains ne pouvaient pas, mais je les ai accompagnées et jamais je n’ai abandonné personne. C’est ce que j’ai fait. Les personnes doivent être accompagnées comme les accompagne Jésus. Quand une personne qui est dans cette condition arrive devant Jésus, Jésus ne lui dira certainement pas : « Va-t’en parce que tu es homosexuel ! », non.

Ce que j’ai dit regarde le mal qu’aujourd’hui on fait avec l’endoctrinement de la théorie du genre. Un papa français me racontait qu’il parlait à table avec ses enfants – catholique, sa femme catholique, ses enfants catholiques, catholiques mais catholiques à l’eau de rose, mais catholiques – et il a demandé au jeune de 10 ans : « Et toi, que veux-tu faire quand tu seras devenu grand ? » « Fille ». Et le papa s’est rendu compte que dans les livres du collège, on enseignait la théorie du genre. Et cela est contre les choses naturelles.

Une chose est qu’une personne ait cette tendance, cette option, et aussi qu’il change de sexe. Et c’est autre chose de faire l’enseignement dans les écoles sur cette ligne, pour changer la mentalité. C’est cela que j’appelle « colonisation idéologique ».

L’année dernière, j’ai reçu la lettre d’un Espagnol qui me racontait son histoire d’enfant et de jeune. C’était une fillette, une fille, et elle a souffert beaucoup parce qu’elle se sentait garçon mais était physiquement une fille. Elle l’a raconté à la maman, quand elle avait 20/22 ans, et lui a dit qu’elle voulait faire l’intervention chirurgicale et toutes ces choses. Et la maman lui a dit de ne pas le faire tant qu’elle était en vie. Elle était âgée et est morte vite. Elle a fait l’intervention. C’est un fonctionnaire d’une ville d’Espagne. Il est allé voir l’évêque. L’évêque l’a beaucoup accompagné. Brave évêque : il « perdait » du temps pour accompagner pour accompagner cet homme. Puis il s’est marié. Il a changé son identité civile, s’est marié et m’a écrit une lettre pour me dire que pour lui ce serait une consolation de venir avec son épouse : lui, qui était elle, mais est lui. Et je les ai reçus. Ils étaient contents. Dans le quartier où il habitait, il y avait un vieux prêtre, octogénaire, l’ancien curé, qui avait laissé la paroisse et aidait les religieuses, là, dans la paroisse… Et il y avait le nouveau (curé). Quand le nouveau l’a vu, il l’a réprimandé depuis le trottoir : « Tu iras en enfer ». Quand il a vu le vieux, celui-ci lui a dit : « Depuis quand tu ne t’es pas confessé ? Viens, viens, allons te confesser et ainsi tu pourras aller communier ».

Tu as compris ? La vie est la vie, et les choses doivent se prendre comme elles viennent. Le péché est le péché. Les tendances ou les déséquilibres hormonaux créent tant de problèmes et nous devons être attentifs à ne pas dire « Tout se vaut, faisons la fête ». Non, ça non. Mais chaque cas, l’accueillir, l’accompagner, l’étudier, discerner et l’intégrer. Cela, c’est ce que ferait Jésus aujourd’hui.

S’il vous plaît, ne dites pas : « Le pape sanctifie les trans ! », S’il vous plaît, hein ! Parce que je vois déjà les titres des journaux… Non, non. Il y a quelque doute sur ce que j’ai dit ? Je veux être clair. C’est un problème de morale. C’est un problème. C’est un problème humain. Et il faut le résoudre comme on peut, toujours avec la miséricorde de Dieu, avec la vérité, comme nous l’avons dit à propos du mariage (référence à une question précédente, NDLR), en lisant toutAmoris laetitia, mais toujours comme ça, toujours avec le cœur ouvert.

La Croix

Raphaël ENTHOVEN fait semblant de ne pas comprendre... et falsifie la réalité : 1) Le Verbe incarnée n'est pas le Pape mais le Christ... 2) La Théorie du Genre dénoncée par le Pape et VIGI-GENDER n'est pas la distinction entre le genre et le sexe biologique mais l'endoctrinement, pratiqué effectivement par BELKACEM, c'est à dire la théorie qui fait du "genre" uniquement une construction sociale et qu'il conviendrait d'interdire à quiconque l'assignation à un genre en fonction de son sexe biologique... ainsi en Suède des parents ont refusé de dire à leur enfant si il était un garçon ou une fille... c'est lui qui choisira! Voilà ce que veulent mettre dans la tête des enfants les idéologues du Genre! Ils s'y prennet sournoisement notamment en obligeant des enfants de 8 ans à assister des spectacles de transexuels, visant à mettre "du trouble dans le genre" selon l'expression de Judith BUTLER, grande prêtresse du "Gender"!

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