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Publié par Michael Jeaubelaux

"C’est le quotidien italien Messaggero Veneto qui rapporte l’affaire. Le mois dernier, une femme assistait à une réunion du parlement de la jeunesse à San Vito al Tagliamento, une ville de la province de Pordenone, dans le nord-est de l’Italie, vêtue d’un niqab. D’après le journal, le maire de la ville a commencé par lui demander d’enlever son voile intégral afin qu’elle puisse être identifiée. Face à son refus, il a décidé de porter plainte. Résidant en Italie depuis 16 ans, la quadragénaire a d’abord été condamnée à quatre mois de prison et une amende de 600 euros. C’est après l’appel que la haute cour de justice a effectué un revirement, multipliant l’amende par cinquante. Elle est ainsi passée de 600 à 30.000 euros !

Une législation floue

Aucune loi n’interdit en tant que tel le port du voile intégrale en Italie. En revanche, la législation exige qu'une personne puisse être identifiable en permanence et interdit formellement de se couvrir entièrement le visage sans raison valable. Et depuis le début des années 2000, plusieurs élus municipaux ont adopté des arrêtés d'interdiction en se basant sur deux lois sur la sécurité publique, relatives à l'interdiction du port des masques et des casques, datant de 1931 et 1975.

Avec la Belgique, la France est le seul pays d'Europe à interdire le port du voile intégral dans l'espace public. Depuis 2010, la législation prévoit pour les contrevenantes à cette règle une amende d'environ 150 euros. Cela n'empêche pas les polémiques de se multiplier, à l'instar de celle qui avait éclaté cet été autour de la question du port du burkini sur les plages françaises. "