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La réalité en face

La réalité en face

Un des maux de notre époque, c'est le refus et l’interdiction de regarder la réalité en face et surtout de la décrire! c'est le Politiquement Correct qui l'empêche! Il conditionne la description et donc la perception du réel! Quand elle est "Non Idéologiquement Conforme", la réalité est occultée, tronquée, manipulée par les media. Je veux partager avec vous mes connaissances et mon point de vue sur les sujets qui m’intéressent et pour lesquels j’ai acquis une certaine expertise. Ce blog est plus qu'un "blog politique", en effet il y sera aussi question de religion, de foi, de théologie, de Philosophie,etc.. Car une "autre réalité" est aussi occultée, niée, moquée, discréditée, c'est la "réalité de l'Invisible"! Celle de "l'Homme Vivant et Souffrant", mais aussi celle de l'Homme Intérieur dans sa relation à Dieu, à la Beauté, etc...Chaque « article » est en réalité un dossier. Alors ouvrez les articles! Ne vous contentez pas du titre, vous y trouverez des liens précieux…contenant d'autres liens...Bonne exploration !


PRIMAIRE LBA - Céline PINA dénonce les connivences avec l'islamisme de HAMON et PEILLON

Publié par Michael Jeaubelaux sur 20 Décembre 2016, 08:30am

FIGAROVOX/TRIBUNE - Tandis que Benoît Hamon a relativisé l'interdiction des femmes dans certains cafés, Vincent Peillon a lié laïcité et islamophobie. Pour Céline Pina, les deux candidats de la primaire sacrifient l'intérêt général à leurs calculs électoraux.


Ancienne conseillère régionale d'Ile-de-France, Céline Pina est essayiste et militante. Elle avait dénoncé en 2015 le salon de «la femme musulmane» de Pontoise et a récemment publié Silence Coupable (éditions Kero, 2016). Avec Fatiha Boutjalhat, elle est la fondatrice de «Viv(r)e la République», mouvement laïque féministe et républicain appelant à lutter contre tous les totalitarismes et pour la promotion de l'indispensable universalité de nos valeurs républicaines.


Quand on est un citoyen engagé, la primaire du PS peut laisser pantoise. Le «Tout Sauf Valls» entraîne les candidats les plus à même de les remporter à faire assaut de relativisme sur deux points essentiels de notre contrat social: l'égalité entre les femmes et les hommes d'une part, la laïcité d'autre part. C'est vendredi, sur BFM-TV, Vincent Peillon qui explique à Ruth Elkrief que la laïcité est utilisée pour attaquer «un certain nombre d'identités historiques et culturelles» et notamment les musulmans.

Et dimanche, sur France 3, Benoît Hamon qui relativise le scandale que représente l'exclusion des femmes des cafés et de l'espace public à quelques kilomètres de Paris (même si le député de Trappes a cherché à relativiser son relativisme sur BFM-TV le lendemain...).

Des élus qui reprennent les éléments de langage des leaders islamistes

Marwan Muhamad, leader islamiste et président du CCIF (Comité contre l'islamophobie en France) doit exulter. Les deux hiérarques socialistes font son travail de propagande et relaient ainsi les principales thématiques des frères musulmans. La première vise à présenter comme une agression et une oppression le fait de demander à l'Islam d'accepter le régime qui s'applique à toutes les religions dans notre pays et qui fait de la loi que se donnent librement les hommes la règle d'organisation de notre sphère publique et non la soumission à un dogme soi-disant décrété par un dieu. La deuxième présente des revendications intégristes et obscurantistes, utilisées par les islamistes pour faire reculer les principes et idéaux de nos sociétés, comme des revendications liées aux musulmans. La troisième a pour but de faire de la laïcité une forme d'intolérance religieuse quand elle défend en fait l'exercice des libertés. La quatrième fait du recul des droits des femmes et du refus de les défendre, une des marques de la propagation de l'influence des islamistes chez les Français de confession musulmane et au-delà.

Quand de surcroît, l'un des deux anciens ministres de l'Éducation nationale fait également porter la charge symbolique de la violence sur les défenseurs de la laïcité sans adjectif, on s'interroge. Et tandis que l'on cherche en vain les massacres commis par les laïques, on peut égrener la sordide liste de ceux commis en France par les islamistes, de Toulouse à Saint Etienne-du-Rouvray, en passant par Charlie, l'hypercasher, Saint Quentin Fallaviers, Paris, Magnanville, et Nice.

Pendant que Vincent Peillon réglait ainsi le sort de la laïcité, Benoît Hamon était confronté aux images du reportage de France 2 qui montrait comment les femmes étaient rappelées à l'ordre sur l'air du «ici c'est pas comme à Paris, c'est comme au bled» quand elles essaient d'entrer dans un café. Gêné aux entournures, le député de Trappes relativise.

Quand les inégalités constatées sont niées au nom de l'histoire ou de la prééminence des questions sociales

Cela commence par l'affirmation de ce qu'«historiquement, dans les cafés ouvriers, il n' y avait pas de femmes». Cela me rappelle la photo tweetée par Edwy Plenel au moment du débat sur le burkini qui montrait des femmes habillées à la plage au début du XXème siècle. On a envie de répondre à ces beaux messieurs qu'au début du XXème siècle, il n'y avait pas non plus d'assurance maladie, d'assurance chômage, de retraite. Proposeraient-ils donc que l'on en revienne à ces époques bénies où les femmes au moins savaient rester à leur place: à la maison? Accepteraient-ils, lorsqu'ils mettent en scène leurs indignations sur les inégalités sociales qu'on balaie leur discours d'une pichenette en leur disant qu'au XIXème siècle c'était bien pire et que l'on n'en faisait pas tout un plat? Bien sûr que non. Et à raison. Alors pourquoi quand cela concerne l'explosion du sexisme liée à la diffusion d'une mentalité religieuse obscurantiste, sont-ils prêts à tous les renoncements?

Cela se poursuit par une mise en accusation larvée: si on en fait tout un plat, c'est par racisme: «on parle de café à Sevran parce qu'on estime que l'espace public est confisqué aux femmes parce qu'il serait à majorité musulmane». Hélas, c'est bien ce qui se passe et la référence au bled n'est pas neutre. La force des islamistes est de se servir de la situation d'inégalités de droit qui existe dans les pays d'origine et de la justification de celles-ci par l'Islam pour ensemencer les têtes et ancrer les logiques séparatistes qui forgent sa représentation de la société: femmes inférieures aux hommes, hiérarchie entre les races ou les confessions, refus de l'égalité de droit, déshumanisation des mécréants, apostats et athées… Dans des quartiers relégués ou ghettoïsés, où le niveau d'éducation et de culture est faible, cette propagande fonctionne et emprisonne encore plus les populations. Celles-ci sont amenées à se construire dans une fidélité à des origines fantasmées et dans le rejet des règles de la société où elles doivent pourtant trouver leur place. Ce qui renforce encore le fonctionnement communautaire et l'inemployabilité, puisque le rejet de la norme sociale ne permet pas non plus de réussir son inclusion dans le domaine du travail. Il y a là une des explications aux difficultés à savoir-être qui déterminent peut-être autant les problèmes de chômage des habitants des quartiers que l'ampleur des discriminations.


Le choix de la censure plutôt que celui de l'opprobreCar avec Benoît Hamon, nous n'éviterons pas l'opposition entre questions sociales et questions religieuses «sur ces sujets-là». En langage gauche de la gauche, cela signifie: les questions religieuses n'existent pas, elles ne travaillent pas les hommes, ne font pas partie des interrogations fondamentales face à la vie. Seule existe la question sociale et si nous étions en période de plein-emploi, la violence islamiste n'existerait pas. À ce stade de déni et d'aveuglement, on ne sait guère que répondre, si ce n'est qu'un politique incapable de défendre l'égalité entre les hommes et les femmes, ne risque pas d'être efficace pour résoudre la question des inégalités économiques et sociales. Cet homme, censé nous représenter, clairement placé en face d'une situation de violence sexiste légitimée par un discours politique et religieux, préfère le déni et justifie un refus d'agir parce qu'il estime qu'il y a des sujets bien plus importants? refuser l'égalité aux femmes n'est donc qu'un détail?

La fin de l'interview est un festival d'évitement: les femmes sont victimes «du fondamentalisme religieux» mais il ne faut pas «créer des guerres tout le temps. Oui il y a des problèmes, mais ce n'est pas en jetant l'opprobre systématiquement qu'on arrivera à les résoudre». Et si c'était justement le contraire. Si plutôt que nous inviter à la censure au nom de la paix sociale, on avait besoin que nos représentants sachent faire preuve d'opprobre, cette marginalisation symbolique qui permet de poser les bornes de ce qui est acceptable dans une société donnée. Quant à l'opprobre systématique, il peut être nécessaire. Il est même indispensable pour lutter contre les violences racistes, sexistes, confessionnelles… Face au racisme, voudrions-nous avoir l'opprobre à géométrie variable? Alors pourquoi ne pas revendiquer l'opprobre systématique face au sexisme? Le refus de l'égalité qui n'est pas acceptable quand cela concerne la couleur de la peau devrait être accepté quand cela concerne les femmes?

La république «doit être forte pas seulement dans le fait de punir mais dans le fait de garantir à chacun les moyens de s'épanouir». On ne peut qu'être d'accord dans l'absolu ; moins quand cela vient au terme d'un discours où systématiquement la réalité des violences filmées est niée pour rejeter la faute sur la République et faire du repli communautaire la seule conséquence de l'expérience des inégalités et de la contrainte, on se pince un peu. C'est oublier que s'il existe dans certains quartiers des élèves doués qui sont victimes du fait de ne pas porter le bon nom, de n'avoir pas la bonne adresse, ni la bonne couleur, il y a surtout beaucoup de jeunes pas ou peu diplômés, qui ne connaissent pas les règles de base de la sociabilité, n'ont pas les codes et/ou les rejettent et sont aussi artisans de leur propre échec.

Et puis reconnaissons qu'en matière de lutte contre les inégalités femmes/hommes, on aimerait constater plus souvent que la République est capable d'être forte. Mais elle est hélas généralement dans le déni: les femmes rencontrent de plus en plus de difficultés dans l'espace public, dans les entreprises... En la matière, la punition est rare et le déni prévaut. Il serait temps que l'on songe à faire respecter nos lois sans en avoir honte, là serait la meilleure réponse à apporter face à la montée de l'extrême-droite. Mais on ne pourra guère compter sur le candidat Hamon pour cela: tout ébahi d'avoir osé faire référence à la force de la loi, il rétropédale immédiatement après car punir, c'est mal.


Cela n'a pas été le cas. Et cela n'a rien d'étonnant: le député de Trappes n'oublie pas que son avenir est dans sa réélection aux Législatives et il se garde de se mettre à dos sa clientèle des quartiers. Sacrifier à cette noble cause l'égalité femmes/hommes ne lui pèse guère.C'est oublier que le pouvoir reste le monopole de la violence légitime et qu'il faut que l'État sache prendre ses responsabilités car quand la rue décide de s'en charger, cela présage rarement de beaux lendemains. Face à un reportage aussi choquant on aurait aimé plus de fermeté et moins de circonvolutions, plus de lucidité et moins de lâcheté, on aurait aimé entendre tout simplement la voix d'un homme d'État chez quelqu'un qui s'estime suffisamment haut pour s'imaginer devenir notre Président

Quand on est femme, voir à quel point, en France, on peut bafouer nos droits sans que cela provoque autre chose que de la gêne chez certains hommes politiques, a de quoi inquiéter sur la pérennité de nos droits. Voir ces hommes politiques renoncer à défendre clairement cette égalité par crainte de perdre la clientèle radicalisée des quartiers, provoque légitimement notre inquiétude et notre colère. Les voir incapables de se rendre compte qu'en nous sacrifiant c'est tout ce que nous sommes en tant que peuple et que nation qu'ils sacrifient, nous interroge sur l'état de déliquescence de notre représentation.

Puisque Benoît Hamon et Vincent Peillon aspirent à nous représenter et sollicitent nos voix, montrons leur la porte: on ne peut pas confier la France et notre intérêt général à des élus qui sont prêts à sacrifier nos valeurs universelles à leurs intérêts particuliers. Quand les temps sont durs, le choix des hommes est essentiel. C'est là que nous, citoyens, sommes souverains, sachons exercer notre pouvoir en responsabilité.

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