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Publié par Michael Jeaubelaux

"En 2016, 785 000 bébés sont nés, soit 34 000 de moins qu’en 2014," (soit 15% des bébés avortés) "...et l’indice de fécondité est passé de 2 à 1,93 enfant par femme."
 
225 000 ont été éliminés dans le ventre de leur mère, soit plus de 22% des enfants conçus!  Pas grave, Il y a l'immigration! C'est mieux pour remplacer les français par des étrangers.
 
Marine LE PEN a fort justement réagi à ces chiffres (extrait):

"C’est le rôle dans notre pays de la politique familiale que d’assurer aux hommes et femmes qui souhaitent avoir des enfants un soutien financier, matériel et moral. Ce soutien témoigne de la solidarité de la Nation avec ses familles et répond à un objectif politique fort auquel j’adhère totalement : pour continuer de jouer son rôle et de gagner en puissance, la France se doit d’avoir beaucoup d’enfants et de tout mettre en œuvre pour faciliter les naissances dans les familles françaises.

La politique familiale étant régulièrement convoquée pour expliquer la bonne tenue de la démographie française, il est tout à fait légitime de souligner aujourd’hui que son affaiblissement entraîne des conséquences négatives sur le taux de fécondité. De ce point de vue, un bilan s’impose.

Dès lors, je ne peux que regretter les attaques graves menées par les gouvernements français successifs depuis une dizaine d’années contre la politique familiale.

De ce point de vue, les quinquennats Sarkozy-Fillon et Hollande-Valls ont eu des conséquences dramatiques sur la vie des familles françaises.

Affaiblissement des revenus des familles des classes moyennes et populaires, promesses de revalorisation des prestations non tenues, déscolarisation des enfants de l’école maternelle, réduction des avantages fiscaux liés au fait d’avoir eu un ou des enfants, baisse du plafond des allocations familiales, modulation des allocations familiales et de la prestation d’accueil du jeune enfant en fonction des revenus… : la liste est longue, et ce sont autant d’éléments incombant à ces gouvernements qui expliquent aujourd’hui la moindre fécondité des femmes françaises et qui continueront d’affecter négativement la natalité sur le moyen-terme.

Il est par ailleurs illusoire de penser que c’est par un nouveau renforcement de l’immigration que sera compensée la baisse des naissances. Les deux sujets ne sont pas du tout à mettre sur le même plan.

La politique familiale en France a toujours eu pour vocation d’aider la natalité des familles françaises. C’est à cet objectif fondamental qu’il faut revenir. Je ne surprendrai personne en réaffirmant ma volonté, dans le cadre de mon projet présidentiel pour le prochain quinquennat, de renforcer considérablement l’action de l’Etat en faveur de la politique familiale et de la réserver aux Français."

(Marine LE PEN n'entend pas revenir sur le "droit à l'IVG, ni sur son remboursement..)

 

"LE FIGARO. - Les coups de rabot du gouvernement dans la politique familiale ont-ils joué un rôle dans cette nouvelle baisse des naissances et de la fécondité?

Gérard-François DUMONT. -La baisse des naissances et de la fécondité est incontestable. C'est une nouvelle tendance, liée à la perte de confiance des Français dans la politique familiale, rabotée à plusieurs reprises ces dernières années. L'attitude de fécondité des populations est liée au degré de confiance dans la politique familiale et dans sa pérennité. Cette politique a été structurellement remise en cause ces dernières années par la mise sous conditions de ressources des allocations familiales."

"Le fondateur de Debout la France estime que le nombre d'immigrés illégaux a explosé et accuse le pouvoir socialiste de combler le déficit des naissances en favorisant le remplacement de la population française."

En 2016, les socialistes compensent la baisse de natalité par l'invasion migratoire. Le changement de population, c'est maintenant !

"Une politique familiale fragilisée

La politique familiale portait ses fruits et constituait un bouclier qui faisait de la France une exception en Europe. Alors que c’était une politique publique reconnue pour son efficacité, elle a, paradoxalement, fait l’objet de nombreuses coupes drastiques.

Au fil des années, le décalage n’a cessé de se creuser entre les déclarations positives sur la réussite et l’utilité de la politique familiale, et la réalité des décisions qui conduisent à en réduire la portée.

Dès 2008, la branche famille a artificiellement été mise en déficit par des transferts de charges provenant de la branche vieillesse et des réformes de son financement et depuis 5 années, les efforts demandés aux familles pour résorber ce déficit organisé se succèdent à rythme répété et dans une ampleur inédite. Près de 2,63 milliards d’euros perdus depuis 2013. Rien qu’entre 2013 et 2015, les aides pour la petite enfance de la CNAF ont baissé de près de 600 millions d’euros. Sans compter les mesures dont l’impact va s’accroitre comme la réduction du congé parental d’éducation.

Autant de réductions ciblées sur les familles qui ont fini par entamer leur confiance.

Au-delà de l’enjeu public en termes de dynamisme économique ou encore d’équilibre des retraites, c’est le bien-être des familles qui est en cause : leur désir"

Les chiffres 2015 de la démographie, publiés récemment, confirment une chute de la fécondité et des naissances. De 2,01 à 1,96 enfant par femme, c’est la plus importante baisse annuelle en 20 ans. L’UNAF n’est pas surprise car, depuis des années, elle ne cesse d’alerter les pouvoirs publics sur les conséquences des remises en question répétées de la politique familiale sur la confiance des familles… et donc sur la natalité.

La chute de la fécondité de 2,01 à 1,96 enfant par femme est la principale cause de cette baisse de 20 000 naissances. Les mécaniques statistiques (comme la baisse du nombre de femme en âge de procréer) ne sont cette année qu’un facteur secondaire et n’expliquent pas le changement de comportement des familles.

Pour l’UNAF, le décrochage était prévisible : si, grâce à sa politique familiale, la natalité française résistait jusqu’alors, ses remises en cause répétées et massives ont fini par entamer la confiance des familles et par réduire la réalisation de leurs projets familiaux.

Réaliser son désir d’enfant : une question de confiance

En 2013, l’UNAF a mené l’enquête auprès des familles : après la stabilité affective, c’est la stabilité économique de la famille (logement, emploi, revenus) qui permet la réalisation du désir d’enfant. Or, malgré la crise et contrairement à d’autres pays confrontés aux mêmes difficultés, la natalité française n’avait pas baissé. La politique familiale était une référence solide et consensuelle sur laquelle les familles pensaient pouvoir compter.

Le lien entre politique familiale et naissances

En effet, même si le lien n’est pas mécanique, les études recensées sur le sujet concluent à l’effet positif des politiques d’aide aux familles sur la fécondité.

Démonstration tangible : en 1994, alors que le taux de fécondité par femme était tombé à 1,68, c’est bien la construction d’une politique volontariste composée d’allocations familiales, de mesures en faveur de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, de mesures fiscales qui a, en quelques années, permis d’inverser durablement la courbe.

La stabilité de la politique familiale est un paramètre essentiel pour que les parents et futurs parents se projettent dans l’avenir et concrétisent, avec confiance, leurs projets familiaux.

Une politique familiale fragilisée

La politique familiale portait ses fruits et constituait un bouclier qui faisait de la France une exception en Europe. Alors que c’était une politique publique reconnue pour son efficacité, elle a, paradoxalement, fait l’objet de nombreuses coupes drastiques.

Au fil des années, le décalage n’a cessé de se creuser entre les déclarations positives sur la réussite et l’utilité de la politique familiale, et la réalité des décisions qui conduisent à en réduire la portée.

Dès 2008, la branche famille a artificiellement été mise en déficit par des transferts de charges provenant de la branche vieillesse et des réformes de son financement et depuis 5 années, les efforts demandés aux familles pour résorber ce déficit organisé se succèdent à rythme répété et dans une ampleur inédite. Près de 2,63 milliards d’euros perdus depuis 2013. Rien qu’entre 2013 et 2015, les aides pour la petite enfance de la CNAF ont baissé de près de 600 millions d’euros. Sans compter les mesures dont l’impact va s’accroitre comme la réduction du congé parental d’éducation.

Autant de réductions ciblées sur les familles qui ont fini par entamer leur confiance.

Au-delà de l’enjeu public en termes de dynamisme économique ou encore d’équilibre des retraites, c’est le bien-être des familles qui est en cause : leur désir 

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