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Publié par Michael Jeaubelaux

Le tribunal a estimé que Gleeden ne se livrait pas à un commerce «illicite» en faisant la promotion de l'infidélité, dans la mesure où l'obligation de fidélité n'était pas absolue... alors que la fidélité est un devoir inclue dans le contrat de mariage civil! Loi nº 2006-399 du 4 avril 2006 art. 2 Journal Officiel du 5 avril 2006 : "Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance."

L'adultère est une trahison du conjoint, un manquement au contrat signé, un danger pour le conjoint, car l'adultère fait courir le risque au conjoint d'être infecté par le Sida ou d'autres Maladies Sexuellement Transmissibles! Par ailleurs, il peut être source de conflits et de divorce qui pénaliseront gravement les enfants... sans parler de la catastrophe des "mères isolées".

Gleeden est un site tenu par des lesbiennes, qui ont déclaré qu'elles voulaient "inciter les femmes mariées à une première transgression, qui les conduira peut-être à une autre transgression en devenant lesbiennes!

"Mais le tribunal a estimé que l'obligation de fidélité n'était pas absolue, et supportait plusieurs cas dérogatoires où une telle obligation ne pouvait constituer une cause de divorce. Le tribunal cite deux exemples: celui des couples libertins, qui «se sont déliés d'un commun accord de cette obligation», et celui où «l'infidélité d'un époux peut être excusée par le comportement de l'autre». Il a donc estimé que l'obligation de fidélité relevait d'un accord entre les époux, qui eux seuls avaient qualité à agir sur ce fondement."

«C'est la victoire de la liberté d'expression sur ces bigots animés d'une volonté de censure», a réagi Me Caroline Mécary, avocate de la société américaine Blackdivine qui édite Gleeden en France (NdLREF : Me MECARY est une activiste homosexuelle, grande partisane de la GPA, et qui ne se prive pas d'en faire la promotion au service de cliniques américaines!) . «Je ne peux bouder mon plaisir face à cette décision. Le tribunal ne s'est pas fait duper par la dimension politique de cette action. On avait face à nous une association qui se pose en promoteur d'une certaine vision de la famille, sauf que cette vision de la famille, c'est la leur, et ils n'ont pas à l'imposer à tout le monde.»

"De son côté, l'avocat de l'association Me Henri de Beauregard regrette une décision qui «part d'une exception pour écarter la règle». «Le jugement invoque des comportements minoritaires comme le libertinage, où les couples se trompent en connaissance de cause, pour estimer que l'adultère n'est pas nécessairement fautif... et donc qu'en faire la promotion n'est pas nécessairement illicite.» Or pour l'avocat, l'argument ne peut s'appliquer au cas de Gleeden: «Gleeden joue justement sur le côté secret de l'adultère. On y trouve même des listes d'astuces pour tromper son conjoint sans se faire prendre. Il est donc évident que ce site cible les adultères non consentis...»

En plus d'être déboutée, la confédération des associations familiales catholiques a été condamnée au versement de 2000 euros à Blackdivine au titre des frais de justice.

Mais le conseil de l'association fait déjà savoir qu'il fera «très probablement appel» de ce jugement."

Communiqué de presse - AFC - 13/02/17 :

Jeudi dernier, la Justice a débouté les AFC de son procès contre Gleeden, site « spécialisé » dans les rencontres extra-conjugales, aux motifs principaux que :

  • la violation de l’obligation de fidélité ne constituerait pas nécessairement une faute, car les époux peuvent s’en délier d’un commun accord et le comportement de l’un excuser l’infidélité de l’autre,
  • dès lors, seuls les époux pourraient se prévaloir d’un manquement à cette obligation.
  • L’infidélité n’étant pas nécessairement une faute, il ne serait pas illicite d’en faire la promotion.

En somme, l’exception fait la règle : le Tribunal donne toute force aux exceptions les plus infimes – les adultères consentis – pour balayer la règle.
Ceci est d’autant plus regrettable que ces situations ne sont, à l’évidence, pas celles qui sont visées par le site, qui joue allègrement sur le registre du secret, du mensonge, des « astuces pour ne pas se faire prendre ».

Il est étrange de fonder un raisonnement sur l’adultère en se fondant sur 1% d’entre eux qui seraient consentis. Il n’est pas moins étrange de limiter au conjoint qui, par hypothèse, est dans l’ignorance de l’adultère, la possibilité de s’en plaindre et de réclamer le respect de la fidélité.

Les AFC rappellent qu’il existe pour les couples de multiples formes d’union (Pacs, union libre, mariage...). Personne n’a l’obligation de se marier. Pourquoi faire le choix du mariage pour transgresser délibérément cet engagement ? A partir du moment où deux personnes choisissent de souscrire librement au mariage, il est normal que la loi prohibe l’incitation à la violation de cet engagement.

De fait, les AFC entendent interroger la société tout entière sur cette question, qui n’est pas celle de l’infidélité, mais celle du business de l’infidélité, de la promotion de la duplicité.

Comment la justice qui, sauf exception, prononce le matin, un divorce pour faute sur ce fondement pourrait-elle, le soir, dire qu’on a le droit de le favoriser ? Comment un maire qui, tous les jours, rappelle l’article 212 du code civil aux nouveaux époux, peut tolérer qu’à la sortie de la mairie, une société privée les incite et les aide à s’en affranchir ?

Derrière la légèreté apparente du commerce de Gleeden, il y a des drames personnels et un business sur lequel chacun doit s’interroger. Les dégâts causés par l'infidélité sur la stabilité des couples, le bien-être des enfants, le lien social ne sont plus à prouver. Il n’est pas acceptable de les sacrifier à des intérêts strictement mercantiles. On ne peut se résoudre à ce que les exigences du commerce l'emportent sur la protection de la famille.

C’est pourquoi les AFC ont décidé de faire appel de ce jugement.

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