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Publié par Michael Jeaubelaux

"D’après un rapport confidentiel du préfet de police de Paris, les heurts auraient été plus nombreux qu’initialement annoncés, affirme « Le Figaro »…La place Beauvau a voulu minimiser l’ampleur des incidents survenus dans la nuit de dimanche à lundi dans plusieurs communes de région parisienne D’après un rapport confidentiel du préfet de police de Paris que Le Figaro a pu se procurer, plus d’une cinquantaine de faits de violences urbaines ont été recensés dans une trentaine de communes d’Ile-de-France! Des chiffres bien supérieurs que ceux communiqués lundi aux médias par le ministère de l'Intérieur qui faisaient état « d’une violence contenue » dans « un climat tendu ». Selon le rapport du préfet de police, le bilan global des incidents en région parisienne, pour la nuit du 12 au 13 février, fait état de plus de 50 incidents « d’intensités variables » dans plus de trente communes, avec « 34 véhicules incendiés », dont trois « deux-roues », 21 « feux de poubelles », « un local incendié », deux « autres incendies notables », 10 attaques ayant donné lieu « à des jets de projectiles », quatre véhicules de police et un bus « dégradés », révèle Le Figaro. D’après le rapport confidentiel du préfet de police de Paris, d’autres incidents ont également été recensés dans d’autres départements d’Ile-de-France, notamment dans les Hauts-de-Seine. Des voitures, des deux-roues et des containers ont aussi brûlé « à Boulogne-Billancourt, Nanterre, Fontenay-aux-Roses, La Courneuve et Montreuil », précise Le Figaro. La grande couronne parisienne aurait également été touchée. Corbeil-Essonnes, Les Ulis, Dammarie-les-Lys, Mantes-la-Jolie, Trappes… auraient également été le théâtre de violences urbaines, à des degrés très divers." (d'après un article de 20mn faisant référence à un article du Figaro)

Après un week-end marqué par des violences urbaines en région parisienne, Bariza Khiari, sénatrice PS et soutien d'Emmanuel Macron, voit dans ces débordements "une volonté de justice et une forme d'injustice ressentie par la jeunesse ". "Ce n'est pas une colère qui demandait un alibi. C'est toujours un événement qui déclenche", explique-t-elle. Et Bariza Khiari pointe un traitement différent entre les "jeunes qui ont fait un peu de grabuge" et les policiers mis en cause dans l'affaire Théo. "Le besoin de justice pour Théo est d'une légitimité totale et il est indispensable si on veut recoller les morceaux avec une partie de la société", poursuit-elle. Elle regrette aussi que les banlieues soient réduites aux émeutes. Soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, Bariza Khiari estime que celui-ci peut, "grâce à son regard bienveillant", résoudre les problèmes de la banlieue. Elle met notamment en avant les chauffeurs Uber qui retrouvent "de la dignité" et de "l'émancipation". Elle liste aussi les cassures entre la gauche et les jeunes de banlieue pendant le quinquennat de François Hollande : "Il y a eu le discours de Munich sur les migrants, il y a eu le naufrage sur la déchéance de nationalité et puis cette laïcité hystérique."

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