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Publié par Michael Jeaubelaux

Environ 400 manifestants selon la police se sont rassemblés ce mercredi vers 18h dans le nord de Paris, dans un climat tendu, pour dénoncer les violences policières en lien avec l' «affaire Théo» , selon plusieurs journalistes de l'AFP présents sur place.Dans le 18e arrondissement, sous le métro aérien à Barbès, ces manifestants quadrillés par les forces de l'ordre ont allumé quelques fumigènes, en scandant par intermittence «pas de justice, pas de paix», «flics, violeurs, assassins» ou en chantant «tout le monde déteste la police». Une pancarte «violences policières: fin de l'impunité» côtoyait une banderole proclamant: «Face à la violence policière, soyons ingouvernables».Parmi les manifestants, de nombreux militants antifascistes et anarchistes étaient présents. Ils ont allumé quelques fumigènes et brûlé des détritus en début de soirée. Quelques-uns, cagoulés ou masqués, ont mis le feu à des poubelles, jeté quelques bouteilles et d'autres projectiles contre les policiers.En scandant par intermittences «tout le monde déteste la police» ou «la police est raciste», des groupes avaient tenté à plusieurs reprises de quitter le carrefour Barbès pour partir en cortège, avant d'être refoulés au moyen de lacrymogènes. Peu après 20h, le calme était revenu et le rassemblement s'était dispersé. Selon nos informations, deux CRS ont été blessés et une trentaine de grenades ont été tirées. Après la dispersion, une quinzaine de personnes ont cassé plusieurs abribus un peu plus loin, dans l'est parisien, a-t-on appris auprès d'une source policière

● Manifestations à Lille et Rouen

Ce mercredi soir, quelque 500 personnes ont défilé dans les rues de Lille. Partant de la place de la République peu après 18h, les manifestants ont défilé pendant près de deux heures, scandant des slogans tels que «Discrimination partout, justice nulle part» et «Humiliations, contrôles au faciès, y en a marre». La manifestation se déroulait sans incident lorsqu'un groupe d'une centaine de personnes est retourné dans des ruelles pour y mener un défilé non autorisé. Des poubelles ont été renversées et quelques bouteilles de verre lancées. Plusieurs dizaines de CRS et compagnies départementales d'intervention les ont suivis et ont interpellé une jeune fille à la faveur d'une charge. Les autres manifestants se sont dispersés. Aucun gaz lacrymogène n'a été tiré.

150 personnes s'étaient également réunies ce mercredi soir à Rouen. Ce rassemblement a donné lieu à des débordements, se traduisant par deux blessés légers et 21 interpellations. Les troubles se sont produits dans le quartier Saint-Sever, sur la rive sud de la Seine, peu après un rassemblement organisé près de la station de métro-tram du quartier, vers 17H30. «Assez rapidement, un groupe d'environ 70 irréductibles ont commencé à commettre des dégradations», a indiqué à l'AFP le secrétaire général de la préfecture Yvan Cordier. «Les consignes données étaient de protéger les personnes et les biens», a-t-il précisé, indiquant que les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Deux heures après les heurts, on recensait quatre vitrines brisées, une succursale de courtage d'assurance dévastée, et de nombreuses grandes poubelles renversées et incendiées. En début de soirée, la police surveillait toujours les petits groupes qui s'étaient éloignés de la rue commerçante où ont eu lieu la plupart des dégradations.

D'autres manifestations se sont déroulées sans incident, comme à Rennes (120 personnes) ou Toulouse (quelques dizaines), selon des journalistes de l'AFP.

(Avec AFP)

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