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La réalité en face

La réalité en face

Un des maux de notre époque, c'est le refus et l’interdiction de regarder la réalité en face et surtout de la décrire! c'est le Politiquement Correct qui l'empêche! Il conditionne la description et donc la perception du réel! Quand elle est "Non Idéologiquement Conforme", la réalité est occultée, tronquée, manipulée par les media. Je veux partager avec vous mes connaissances et mon point de vue sur les sujets qui m’intéressent et pour lesquels j’ai acquis une certaine expertise. Ce blog est plus qu'un "blog politique", en effet il y sera aussi question de religion, de foi, de théologie, de Philosophie,etc.. Car une "autre réalité" est aussi occultée, niée, moquée, discréditée, c'est la "réalité de l'Invisible"! Celle de "l'Homme Vivant et Souffrant", mais aussi celle de l'Homme Intérieur dans sa relation à Dieu, à la Beauté, etc...Chaque « article » est en réalité un dossier. Alors ouvrez les articles! Ne vous contentez pas du titre, vous y trouverez des liens précieux…contenant d'autres liens...Bonne exploration !


DEMOCRATURE MACRON - Coupes sombres dans le budget militaire au risque de mettre en danger la FRANCE - Le chef d'Etat-Major des Armées Pierre de VILLIERS écrit son testament professionnel sur FACEBOOK : ""Personne ne mérite d’être aveuglément suivi"! Il refuse d'adhérer à la secte "EM"...il serait étonnant qu'il reste en poste!

Publié par Michael Jeaubelaux sur 15 Juillet 2017, 17:36pm

Mon cher camarade,

« Confiance, confiance encore, confiance toujours ! ». C’est par ces mots que le général Delestraint conclut ses adieux à ses compagnons d’armes, au mois de juillet 1940, à Caylus. Alors même que la défaite est actée, son discours est une exhortation ferme à rejeter toute « mentalité de chien battu ou d’esclave ».

Quelques mois plus tard, conformant ses actes à ses paroles, il prend la tête de l’Armée secrète. Arrêté, torturé puis déporté, il meurt au camp de Dachau, le 19 avril 1945, moins de trois semaines avant la victoire, dont il a été l’un des artisans les plus actifs.

Ce qui m’a toujours frappé dans cette recommandation du général Delestraint, c’est d’abord ce qu’il ne dit pas. Il ne dit ni « en qui », ni « en quoi » avoir confiance. A ses yeux, le plus important est, avant tout, cet état d’esprit singulier – cet « optimisme de volonté » - qui choisit de voir la plus infime parcelle de lumière au cœur des ténèbres les plus noires.

La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller.

Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre.

La confiance en soi, d’abord. Vertu essentielle qui se construit dès l’enfance. Vertu qui naît des obstacles surmontés. C’est le cas dans les stages d’aguerrissement, que certains d’entre vous ont vécus. Ils vous révèlent vos capacités réelles qui dépassent, de beaucoup, ce que vous auriez pu imaginer. La confiance en soi est un moteur. Elle libère les énergies et encourage à l’action. Les fausses excuses tombent. Tout ce dont je suis capable devient possible !

La confiance dans l’autre, ensuite. Celle par laquelle je reconnais que je ne peux pas tout ; que le salut passe autant par mon camarade, mon chef, mon subordonné que par moi-même. Par cette confiance, je m’assume dépendant. Cette reconnaissance est le ciment de nos armées. La confiance mutuelle fait notre unité, en même temps que notre assurance. C’est elle qui fait dire au capitaine de Borelli, considérant ses légionnaires : « Par où pourrions-nous bien ne pas pouvoir passer ? ».

La confiance dans le subordonné est, particulièrement, féconde. On a pris l’habitude de lui donner un nom savant : la subsidiarité ; mais ça ne change rien. Comme chef d’état-major des armées, je mesure chaque jour davantage à quel point je suis dépendant de l’action de chacune et de chacun d’entre vous. Seul, je ne peux rien. Ensemble, rien n’est impossible !

Je terminerai par une recommandation. Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité.

Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi.

La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages. Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte.

Une fois n'est pas coutume, je réserve le sujet de ma prochaine lettre.

Fraternellement,

Général d’armée Pierre de Villiers

 

Sur Facebook, l’étrange message du chef d’état-major des armées

Quelques heures seulement après avoir été recadré publiquement par Emmanuel Macron, le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers a laissé un message ambigu sur sa page Facebook officielle.

Le général de Villiers et Emmanuel Macron vendredi 14 juillet.
Le général de Villiers et Emmanuel Macron vendredi 14 juillet. (Reuters)
 
"Confiance, confiance encore, confiance toujours!".

Dans son article intitulé "Pensées du Terrain. Lettres à un jeune engagé”, le général Pierre de Villiers prodigue ses conseils à un jeune venant de s’engager dans l’armée. Le chef d'Etat major des armées a pris l'habitude de publier régulièrement ce genre de lettres sous une forme épistolaire destinés aux jeunes recrues de l'armée. Ecrit sous forme épistolaire, le chef d’état-major des armées livre ses recommandations, fort de toute une carrière dans l’armée française. Ce message Facebook qui vient ponctuer une semaine de dissensions.

Evoquant d’abord la figure du général Charles Delestraint, héros de la Résistance, premier chef de l’armée secrète, De Villiers enjoint dans son message à "refuser toute mentalité de chien battu ou d’esclave." Il poursuit ensuite, exhortant son lecteur à ne pas endosser de responsabilités seul : "Choisissons donc d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas." Difficile de ne pas y percevoir une critique voilée à l’encontre d’Emmanuel Macron, qui, lors de son recadrage jeudi soir, avait rappelé son statut de chef des armées.

"Personne ne mérite d’être aveuglément suivi"

De Villiers semble justement se faire l’écho du "Je suis votre chef", prononcé jeudi soir par le président de la République. Il insiste sur la nécessité de "la vraie confiance en soi" qui "réconcilie en soi et en l’autre." Une confiance qu’il estime capitale au bon fonctionnement des armées, réclamant une action conjointe entre chef et subordonnés (..)

Jeudi soir, au ministère de la Défense, le chef de l’Etat avait sèchement recadré sans le citer le général De Villiers, jugeant qu’il n’était pas bon de mettre une polémique budgétaire "sur la place publique" et le rappelant à son "devoir de réserve". La veille, Pierre de Villiers avait critiqué à huis-clos devant la Commission du budget de l’Assemblée nationale les 850 millions d’euros d’économies imposées au ministère des Armées en 2017. 

Après la contestation du Général de Villiers, le rappel à l’ordre ferme d’Emmanuel Macron a jeté un doute sur son maintien en poste, alors même qu’il venait d’être reconduit pour un an à partir du 1er juillet à la demande d'Emmanuel Macron, et qu’il a passé en revue les troupes avec le président de la République pendant le défilé du 14 juillet. Le premier ministre Edouard Philippe a assuré qu’il pouvait “bien entendu” demeurer chef d’état-major des armées. Le général sera reçu vendredi prochain à l’Elysée. 

Alexandra Saviana

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