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La réalité en face

La réalité en face

Un des maux de notre époque, c'est le refus et l’interdiction de regarder la réalité en face et surtout de la décrire! c'est le Politiquement Correct qui l'empêche! Il conditionne la description et donc la perception du réel! Quand elle est "Non Idéologiquement Conforme", la réalité est occultée, tronquée, manipulée par les media. Je veux partager avec vous mes connaissances et mon point de vue sur les sujets qui m’intéressent et pour lesquels j’ai acquis une certaine expertise. Ce blog est plus qu'un "blog politique", en effet il y sera aussi question de religion, de foi, de théologie, de Philosophie,etc.. Car une "autre réalité" est aussi occultée, niée, moquée, discréditée, c'est la "réalité de l'Invisible"! Celle de "l'Homme Vivant et Souffrant", mais aussi celle de l'Homme Intérieur dans sa relation à Dieu, à la Beauté, etc...Chaque « article » est en réalité un dossier. Alors ouvrez les articles! Ne vous contentez pas du titre, vous y trouverez des liens précieux…contenant d'autres liens...Bonne exploration !


Tout le monde a droit à des vacances....

Publié par Michael Jeaubelaux sur 30 Juillet 2017, 21:46pm

Une victoire chretienne et la devotion à Marie 

La victoire de la flotte chrétienne à dominante vénitienne, confirme l’hégémonie espagnole sur l'ouest de la Méditerranée et met un coup d’arrêt, par la Providence Divine, à la progression ottomane vers l'Europe. Psychologiquement, la victoire a un retentissement considérable en Europe, car c'était la première fois qu'une flotte chrétienne réussissait à vaincre la très puissante marine ottomane. Un miracle.

Mais le véritable miracle de Lépante est avant tout celui de ce réveil profond de la Chrétienté qui a su dépasser ses querelles internes (comme par exemple la réforme protestante) pour reconnaître et défendre ce qui précisément en faisait son unité, une civilisation fondée sur l’Evangile. Sans commune mesure avec les croisades qui voulaient libérer le tombeau du Christ et permettre aux fidèles de s’y rendre en sécurité, cette nouvelle unité chrétienne entendait réaffirmer haut et fort son attachement au Christ et à son message, inscrit dans une civilisation plus que millénaire. Comment expliquer un tel miracle ? Car l’unité est toujours un miracle instable.  

Dominicain avant tout, le pape Pie V est pétri d’une profonde dévotion à Marie et au rosaire que son père fondateur, Saint Dominique de Guzman, a donné à l’Eglise. Confiant en la puissance de cette prière des pauvres, il demande à toute la Chrétienté de prier quotidiennement le chapelet pour le salut de la civilisation fondée sur le Christ et portée par sa mère. Par obéissance au souverain pontife, la prière mariale s’est répandue et a recouvert la vieille Europe de son manteau étoilé, si bien que telle la Vierge de l’Apocalypse, Marie semble avoir écrasé l’ennemi sous son pied. C’est en tout cas vers elle que le pape se tourne ce 7 octobre 1571 après 17h, alors que de la fenêtre de son bureau il contemple en vision l’issue heureuse du combat de Lépante. Puis il se retourne et dit aux prélats qui l’entourent: « Allons rendre grâce à Dieu : notre armée est victorieuse ». Au même temps don Juan, victorieux, s’agenouillait sur le pont de son navire pour remercier Dieu de sa protection.

Par la suite Sebastian Venier envoie immédiatement le capitaine d’une de ses galères, Onfrè Giustinian, avertir le doge de la victoire. Ce capitaine était vraisemblablement prédestiné à devenir un heureux messager puisque son navire était baptisé L’ange Gabriel. La bonne nouvelle parvient à Venise le 19 octobre et le 26 octobre arrive à Rome confirmant ainsi la révélation faite au souverain pontife. Dans toutes les villes de la Chrétienté, la nouvelle de la victoire entraîne des manifestations festives et joyeuses.

Même la France —qui n’a pas participé— manifeste sa liesse ; par exemple, la bonne ville de Lyon casse les cloches pour célébrer l’événement, comme l’a raconté un auteur resté anonyme : « que mesmes en ceste ville de Lyon vous avez entendu les grosses cloches qui vous ont donné ample et certain temoisgnage de telle victoire »[7].

En commémoration de la bataille de Lépante, Pie V ajouta aux Litanies de la très Sainte Vierge, une invocation supplémentaire: « Secours des chrétiens, priez pour nous », et il ordonna l’institution de la fête de Notre-Dame des Victoires que Grégoire XIII fera ensuite célébrer, sous le nom de fête du Rosaire, chaque premier dimanche d’octobre dans toutes les églises.

Au sein du peuple catholique la victoire de Lépante contribua ainsi au rapide essor de la dévotion du Rosaire et suscita la fondation d’un grand nombre de confréries. Elle est une date importante de l’histoire du culte marial[8].

Son successeur Grégoire XIII changea en 1573 le nom de cette fête locale en fête du Saint-Rosaire, fixée le premier dimanche d’octobre. Elle a donc été instituée pour méditer les mystères mariaux et s’unir à la vie de la Vierge, ainsi que pour se souvenir secondairement de la libération de l’Occident devant la menace ottomane.

Clément XII étend la fête du Saint-Rosaire à l’ensemble de l’Église catholique de rite latin en 1716 et saint Pie X en fixe la fête le 7 octobre en 1913. Saint Jean XXIII change une nouvelle fois son nom en Notre-Dame du Rosaire en 1960.

Désormais symbole de la victoire de la Chrétienté sur toute autre civilisation qui voudrait la détruire, la bataille de Lépante reste d’une vibrante actualité tant les tensions qui ont précédé cette bataille semblent se retrouver aujourd’hui. Autre temps, autres mœurs, certes, mais l’arme reste la même et c’est bien ce qui inquiète ceux que ce symbole dérange.

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