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La réalité en face

La réalité en face

Un des maux de notre époque, c'est le refus et l’interdiction de regarder la réalité en face et surtout de la décrire! c'est le Politiquement Correct qui l'empêche! Il conditionne la description et donc la perception du réel! Quand elle est "Non Idéologiquement Conforme", la réalité est occultée, tronquée, manipulée par les media. Je veux partager avec vous mes connaissances et mon point de vue sur les sujets qui m’intéressent et pour lesquels j’ai acquis une certaine expertise. Ce blog est plus qu'un "blog politique", en effet il y sera aussi question de religion, de foi, de théologie, de Philosophie,etc.. Car une "autre réalité" est aussi occultée, niée, moquée, discréditée, c'est la "réalité de l'Invisible"! Celle de "l'Homme Vivant et Souffrant", mais aussi celle de l'Homme Intérieur dans sa relation à Dieu, à la Beauté, etc...Chaque « article » est en réalité un dossier. Alors ouvrez les articles! Ne vous contentez pas du titre, vous y trouverez des liens précieux…contenant d'autres liens...Bonne exploration !


Loi TAUBIRA : texte ANTICONSTITUTIONNEL car contraire à la laïcité. Aujourd’hui La "Communauté homosexuelle", demain la "Communauté musulmane" ? Aujourd’hui le "Mariage homosexuel", demain "le Mariage musulman" (polygame) ? Au nom de quoi le refuser? On peut utiliser la même rhéthorique fallacieuse que celle utilisée pour le "Mariage Gay"!

Publié par Michael Jeaubelaux sur 19 Avril 2013, 19:04pm

Catégories : #laïcité, #AZérot, #Taubira, #Agacinski

En France, il n'y a qu'une seule Communauté politique :

La Communauté des Citoyens!

La France est une République laïque!

C'est la Constitution de la Vème République qui l'affirme :

Article 1 : "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances...."

Pourquoi ne pas invoquer la laïcité pour contester le caractère Constitutionnel de cette loi fondée sur la sexualité particulière, d’une partie des citoyens ?

Cette loi a été présentée et votée uniquement pour satisfaire les revendications d’un groupe de pression (Lobby LGBT) prétendant représenté une Communauté, sans mandat aucun des dits-représentés (dixit Sylviane Agacinski-Jospin) !

La sexualité fait partie de la "Sphère Privée" en aucun cas elle ne doit être invoquée ou évoquée pour légiférer !

Si on remplaçait « homosexuel » par « musulman », ce serait une évidence !

Est-ce que demain nous allons adapter le mariage et l’adoption pour les « couples musulmans », pour satisfaire les désirs d’un Groupe de pression prétendant représenter « la Communauté musulmane » et agir en son nom ?

Allons-nous modifier la loi pour que la polygamie puisse devenir légale ?

Pour régulariser la situation « desأشباح de la République » qui sont légalement les enfants d’une « mère administrative » différente de leur vraie mère, privée de tous droits ? La polygamie est légale dans beaucoup de pays, et elle arrangerait des situations de fait dans la République (Mayotte, La Réunion, etc…).

Au nom de l’amour et de la lutte contre l’hypocrisie, pourquoi ne pas légaliser la polygamie, et au nom de l’Egalité, la polyandrie !

La même rhétorique est applicable, au « Mariage homosexuel » qu’aux « Mariage musulman ».

Au nom de quoi nous y opposerions-nous une fois la loi sur "le Mariage Homosexuel" aura été avalisée par le Conseil Constitutionnel?

Le lobby islamique pourra nous accuser d’islamophobie, comme le lobby LGBT nous accusent d’homophobie !

Pour appuyer ma position, j’ai puisé dans ma connaissance personnelle de ce qu’est la laïcité à la française, qui est trop souvent réduit à la simple séparation du politique et du religieux, ce qui n’est qu’une conséquence parmi d’autres de ce Principe Républicain.

Sur les travaux du Grand Orient de France (G.O.D.F.) :
"Ce principe de laïcité inscrit donc dans l’organisation sociale une ligne de séparation entre :
- Le champ de la sphère privée qui englobe :
. tout ce qui concerne la vie privée (famille, relations) et les intérêts économiques privés.
. l’espace social : partis politiques, syndicats, associations “loi de 1901”, associations cultuelles …
Espace privé et espace social constituent la “société civile” qui est régie par le principe de tolérance. Elle permet l’expression publique d’opinions personnelles, l’organisation de cérémonies religieuses, de spectacles.
Cette sphère privée est donc bien le lieu d’exercice de la citoyenneté et des libertés.
- Le champ de la sphère publique qui englobe tout ce qui relève de l’Etat : ministères, préfecture, régions, municipalités et les services publics correspondants : justice, armée, polices, éducation, finance, diplomatie, patrimoine culturel ainsi que les manifestations officielles, les rencontres entre chefs d’états.
La sphère publique est soumise à l’obligation de neutralité : ses acteurs doivent exercer leur citoyenneté en faisant abstraction de ce qui les particularise en tant qu’ individus.

La laïcité républicaine a pour obligation de protéger cette sphère publique et donc le bien commun de la domination et de l’emprise des lobbies religieux, politiques et économiques (nd M.J: homosexuels !)  (..)

De nombreux groupes d’intérêts et de pression (ndM.J. : LGBT !) essaient de bousculer les lignes entre sphère publique et sphère privée. Certains qui cautionnent le communautarisme, veulent étendre à la sphère publique le régime de la société (..) D’autres veulent durcir l’espace civil en exigeant qu’il se soumette à l’abstention qui règne dans la sphère publique. Cette position ruine non seulement la tolérance mais aussi la laïcité (..)

Pour lutter contre ces dérives, il est urgent de rappeler que la laïcité est une démarche positive et éducative, que c’est un principe fondateur du projet républicain, permettant à tous les citoyens de bien vivre pacifiquement leurs différences.

et sur l’allocution de Bruno Nestor Azérot ( Groupe GDR) à la Tribune de l’Assemblée Nationale devant Mme Taubira médusée et applaudi par les bancs de l’Opposition :

« l’homosexualité relève de la sphère privée… » - Bruno Nestor Azérot

Discours prononcé le mercredi 29 Janvier 2013 par Bruno Nestor AZEROT Député de la Martinique

Madame la Garde des Sceaux,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président,
Chers Collègues,

J’ai soutenu jusqu’à maintenant tous les projets et engagements de la Gauche, mais il y a aujourd’hui une profonde confusion qui m’interpelle. La liberté de conscience et de vote qui existe au sein de mon groupe parlementaire, le GDR, me permet d’exprimer une voix qui est celle d’un homme d’Outre-mer libre et j’en remercie mes collègues du groupe dont les avis sont divers et très partagés sur ce texte.

Outre-mer, en revanche, la quasi-totalité de notre population est opposée à ce projet qui bouscule toutes les coutumes, toutes les valeurs sur lesquelles reposent nos sociétés ultramarines. Cette voix doit être entendue et comprise. Et nous devons exprimer cette opinion de notre population qui ne comprend pas ce qui se passe ici et maintenant.
Le risque est en effet grand d’un profond désenchantement vis-à-vis de la politique du Gouvernement, voire d’une « cassure morale» irrémédiable…Car ce texte ne donne pas une liberté supplémentaire, il fragilise le délicat édifice sur lequel se sont construites nos sociétés antillaises et guyanaise après l’abolition de l’esclavage. Il y a même à mon sens risque de rupture du Pacte républicain qui nous lie depuis deux siècles à la France…

Cette question du mariage homosexuel appelle en effet de ma part des réflexions de fond.


Il est nécessaire de distinguer la question de l’homosexualité de celle du mariage gay. Et la confondre comme l’ont fait certains orateurs n’est pas honnête.
L’homosexualité est une pratique qui relève de la sphère privée, c’est une réalité qu’il faut prendre en compte et appelle des droits et une protection de vie privée pour ceux qui pratiquent.
Le mariage gay et l’adoption pour les couples homosexuels relèvent eux de la sphère publique en ce qu’ils bouleversent la norme en vigueur en établissant une nouvelle norme en matière de famille, de filiation, et de transmission patrimoniale.

Sur ce chemin-là, précisément nous ne pouvons suivre.

Peut-on parler en effet de progrès et de nouvelle liberté ?

A l’origine, en établissant le mariage comme institution, la société a donné un cadre juridique à une donnée naturelle : l’union d’un homme et d’une femme en vue de procréation d’un enfant. Peut-il en être de même avec le mariage gay ? A l’évidence non…
Certes aujourd’hui le mariage est plus un « mariage-sentiment », qu’un « mariage-procréation » comme il était autrefois. L’enfant n’est plus la finalité du mariage ; et des personnes hors du mariage peuvent au contraire avoir envie d’enfant. Ou des couples stériles…

La question qui se pose est donc de savoir plutôt si le sentiment doit devenir le sens nouveau et unique du mariage, ouvert à tous les hommes et les femmes, fussent-ils hétérosexuels ou homosexuels ?

Doit-on révolutionner ainsi le mariage en France et en Outre-mer au risque de perdre nos valeurs fondamentales?

Allons-nous vers cette société où l’individualisme hédoniste remplacera nos vieilles doctrines personnalistes et socialistes fondées sur la solidarité, la liberté, l’égalité ?

La famille, pivot de notre société depuis les Constituants et la Révolution Française, depuis l’émancipation de 1848, va-t-elle exploser ? Au sens littéral du terme…

Notre responsabilité est grande devant l’histoire.

Moi,
homme issu d’un peuple opprimé, réduit en esclavage,
où le système social était un système qui refusait à un homme et à une femme de pouvoir avoir un enfant et de se marier légitimement,
où le mariage était interdit et fut une conquête de la liberté,
j’affirme le droit à l’égalité dans la différence et non dans le même, le semblable, l’unique !
Car enfin, au nom de l’égalité, du refus des discriminations, peut-on établir une équivalence entre tous les couples ?

Je crois au contraire que l’on ne peut mettre fondamentalement sur le même plan hétérosexualité et homosexualité. Un homme et une femme, ce n’est pas pareil que deux hommes ou deux femmes ensemble. Etablir une équivalence, une nouvelle égalité, une nouvelle norme, c’est nier la réalité ; c’est rétablir une oppression en confondant genre, sexe, et pratique.

C’est un diktat de la pensée contre l’humanité vitale… et les Droits de l’Homme,… et de la femme.
Refuser cette différence naturelle,
c’est refuser la différence sexuée.
C’est déjà revenir sur l’oppression de la femme et de ses droits émancipés.
C’est instaurer une nouvelle contrainte !
Oui, car il sera interdit de faire la différence désormais entre un homme et une femme,
au risque d’être discriminatoire….

Et l’enfant ! puisque deux hommes ou deux femmes ne peuvent procréer, que va t-on faire ? Car pour procréer, il faut bien un homme et une femme.

Donc, inéluctablement, il y aura recours à la procréation médicale assistée car ce désir d’enfants est légitime. Mais ce n’est pas le Droit qui refuse aux homosexuels d’avoir un enfant : c’est la Nature. Alors, pour pallier ce problème de stérilité et d’incompatibilité, on aura recours à la PMA…
Où est donc le progrès social ? Où est la liberté nouvelle ? Comment voulez-vous qu’un homme dont les ancêtres ont été vendus et « chosifiés » ne soit pas inquiété par cela ?

La Gauche a le pouvoir dans cette assemblée. Je suis un homme de Gauche. Mais parce que je suis de Gauche, je préfère l’humain et l’humanisme à ce que sous-tend ce texte.
Alors qu’un tiers des hommes et des femmes d’outre-mer est sous le seuil de pauvreté, que notre PIB est d’un quart inférieur à celui de l’hexagone et que 60% des jeunes de moins de 25 ans sont toujours au chômage, n’y avait-il pas d’autres priorités ?

Que dirai-je à ce jeune martiniquais qui, entré dans la délinquance, est sans travail, dont les parents sont aussi sans emploi, est sans logement, et n’a pas de quoi se nourrir, qui n’a pour seule alternative que de récidiver pour pouvoir être reconduit en prison pour avoir enfin un toit et à manger ?
Que lui dirai-je demain ? Que je lui ai offert en tant de Législateur une grande liberté… non pas du travail, non pas un logement, non pas un avenir décent et un espoir de vie… mais le mariage pour tous !

A mon grand regret, mais avec ma conviction d’homme engagé et libre de Gauche, je ne voterai pas ce projet qui est attentatoire aux libertés et ne répond pas aux aspirations profondes du peuple. En particulier Outre-mer…

Je vous remercie.

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