"La différence des sexes, comme la différence des âges, est ce qui se voit immédiatement. Dans toute rencontre humaine, nous apprécions l’âge ou le sexe, avec une faible marge d’erreur. Quel gain justifie qu’on remplace une différence stable et visible, la différence naturelle, par une déclaration de volonté ? La volonté peut varier, elle ne se rend pas nécessairement visible. Prendre le parti du genre, par opposition au sexe, c’est mettre l’accent sur la liberté aux dépens de la nature. Cette affirmation de la liberté nous est familière, elle est caractéristique de la modernité au moins depuis le XVIIIe siècle. Son domaine n’a cessé de s’étendre. Elle fait sans cesse espérer l’apparition d’un individu que rien ne prédéfinira plus, capable de s’orienter dans le monde sans a priori aucun - sans reconnaître la préexistence d’une nature humaine ou les coordonnées d’une condition partagée." ..."N’est-ce pas un paradoxe d’attendre de l’autorité commune qu’elle autorise des performances de genre ou des perceptions singulières de soi ? Peut-on demander à l’Etat d’autoriser des conduites, tout en déniant qu’il puisse avoir aucune connaissance à leur sujet ? Qu’est-ce que cette autorité qui est sensée tout permettre et ne rien connaître ? La loi est priée de s’adapter aux mœurs sans que rien ne garantisse un ordre humain commun" Lu dans Libé.fr (Cf. ci-dessous)
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Peut-on s'émanciper de la division des sexes ? Dans la description psychanalytique, la découverte par l'enfant de cette différence est blessante : c'est la sortie de l'illusion de la toute-puiss...
http://www.liberation.fr/evenements-libe/2013/11/08/la-liberte-du-genre_945203