Etonnant cette question! Toutes les réponses sont pourtant à Lyon et particulièrement à la Fac Catho! Mais parce qu'il ne faut pas "stigmatiser" et surtout "ne pas faire d'amalgame" avec nos frères musulmans! Il ne faut surtout pas contredire le bréviaire du "dialoguisme interreligieux" : "L'islam est une religion de Paix et de Tolérance" ...alors que islam ne veut pas dire "Paix", mais "Soumission"!
Quand ce n'est pas "Aimons l'islam pour être de meilleurs chrétiens" , Conférence organisée par le Père Christian Delorme (sans Keffieh au cou il est vrai...) lorsqu'il était délégué diocésain au dialogue islamo-chrétien! La consigne est "ne voyez pas, n'entendez pas!" , "nous avons besoin des musulmans pour lutter contre la sécularisation et le laïcisme!"
Quant à évangéliser les musulmans, c'est quasiment un motif d'excommunication pour certains!
La réponse du Père François Jourdan
Père François Jourdan. La culpabilité colonialiste est réelle : c’est le complexe d’ancien colonisateur. Et aussi on a peur de perdre le peu d’acquis des rencontres, et de retomber dans les longues querelles stériles du passé (très liées au contexte politique).Mais il y a aussi le fait que du côté musulman on ne balaie pas devant sa porte et du coup on ne peut plus sortir de ses fermetures séculaires. La stigmatisation de l’islam est une honte qui pousse à la victimisation, un sentiment islamique très fort qui fait pression sur les non-musulmans pour les apitoyer, lesquels se mettent alors à se taire devant les persécutions concernant les chrétiens. Surtout pas de critiques sur l’islam qu’il faut ménager !
Ce faisant on conforte l’immobilisme de l’islam au lieu de soutenir les modernisants de l’islam ou les musulmans qui réclament en ce moment la liberté dans nombre de pays islamiques, ce qui est très nouveau. La propension d’une partie de l’opinion française à se taire sur les chrétiens persécutés et à se complaire dans la critique de l’Église, tout en se complaisant à soutenir l’islam en criant à ‘l’islamophobie’ dès que possible est très typique.
On a eu aussi cela avec la question de la burqa où des gens ouverts, pour plaire à l’islam, se sont mis à soutenir la position la plus fermée sur la condition de ces femmes. Cette contradiction est très frappante.
Cela rejoint en partie l’intelligentsia qui criait à ‘l’anticommunisme primaire’ autrefois.
Les psychologues devraient nous aider à décrypter ces pièges récurrents.
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Le dialogue interreligieux traverse actuellement des moments très difficiles (...) Mais nous n'avons pas d'autre choix que de continuer sur la voie que nous avons tracée ensemble, et qui nous mè...
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Philippe Barbarin "Le péché n'est pas réservé à Al-Qaida" - Au moment du drame de Toulouse, le cardinal archevêque de Lyon était à New York pour rencontrer des rabbins. Comment a-t-il vécu...
Beaucoup de réponses dans l'interview du Père Jourdan "Père François Jourdan. Nous retrouvons la peur qui se masque par la naïveté plus ou moins consciente et rarement avouée. Si on veut conserver un lien durable avec les musulmans, pour calmer leur très grande susceptibilité qui les tenaille, on se croit obligé (par la pression) d’accepter de jouer leur jeu. Comme eux-mêmes vivent sous le régime de la peur, et ne peuvent se l’avouer à eux-mêmes, ils se masquent par exemple en mettant en avant le faux argument linguistique du mot ‘salâm’ (’paix’ en arabe) : certes il vient de la racine arabe ‘salama’ qui a donné aussi ‘islâm’ mais par la troisième forme du verbe laquelle a un autre sens que paix : soumission. Ainsi on fait croire, par une pirouette qui est une faute linguistique, qu’islam veut dire paix. C’est une bonne tactique pour masquer le piège de l’islam qui est en régime sévère de soumission à Dieu, et donc de manque grave de liberté pour lui-même et pour les autres. Musulmans et non-musulmans peu courageux s’installent alors dans l’affectif qui est le masque fondamental idéologique entretenu : il faut de ‘l’empathie’ ! Tous ceux qui donneraient l’impression d’attenter à cette empathie convenue sont forcément qualifiés d’antimusulmans. Le piège est bouclé. Tout le monde est prisonnier."
Le Coran inculque au musulman la fierté d'avoir la seule religion vraie et complète, religion enseignée par le plus grand prophète, car il est le dernier venu. Le musulman fait partie de la nation privilégiée, et parle la langue de Dieu, la langue du paradis, la langue arabe. C'est pourquoi, il vient au dialogue avec cette supériorité et avec l'assurance d'être victorieux.
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