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La réalité en face

La réalité en face

Un des maux de notre époque, c'est le refus et l’interdiction de regarder la réalité en face et surtout de la décrire! c'est le Politiquement Correct qui l'empêche! Il conditionne la description et donc la perception du réel! Quand elle est "Non Idéologiquement Conforme", la réalité est occultée, tronquée, manipulée par les media.


Montreuil : Voynet tombe sous le feu de la mafia qui a conduit cette ville dans l'abime!

Publié par Michael Jeaubelaux sur 26 Novembre 2013, 09:28am

Dominique Voynet jette l'éponge! Elle en profite pour dénoncer les méthodes de ses adversaires. On dit que Jean-Pierre Brard (ancien Maire) et Razzi Hammadi nouveau prétendant sont sur les rangs pour la remplacer.

"D'ici là, il y aura les municipales de 2014. "Ça va être terrible, violent", avertit-on dans l'entourage de Claude Bartolone. A l'intérieur de la gauche, surtout. A Saint Denis, le député Mathieu Hanotin s'est déclaré officiellement fin août, après le maire communiste sortant, Didier Paillard. La réconciliation des gauches est impossible, la défaite du communiste et maire historique, Patrick Braouezec, aux dernières législatives a laissé de trop profondes blessures. Mathieu Hanotin parle de "bastons généralisées" le soir de sa victoire et chez Claude Bartolone, l'on se souvient qu'"il a fallu envoyer nos gars pour [le] protéger". A Montreuil, explique un connaisseur du dossier, c'est "l'échelle de Richter de la haine" : la maire sortante EELV, Dominique Voynet, essuie de lourdes critiques et trois autres candidats de gauche sont sur la ligne – "les alliances se feront en fonction de qui déteste moins l'autre". L'ancien maire communiste Jean-Pierre Brard (1984-2008) part à la reconquête de la ville, le député socialiste Razzy Hammadi est "candidat à la candidature" et Mouna Viprey, vraie pasionaria locale, veut aller "jusqu'au bout", malgré plusieurs échecs essuyés depuis 2002, expliquant à qui veut l'entendre qu'elle est une "protégée de Claude". Raison pour laquelle quand, en 2008, il va chercher Voynet et convainc Mouna Viprey de s'allier avec elle plutôt qu'avec Brard, elle le suit contre l'avis de la direction nationale et y perd sa carte du parti. Parfois avec l'accent, certains s'amusent à parler de "Don Bartolone" quand d'autres osent à peine appeler cet immigré sicilien "le Parrain". Un terme qu'il récuse, car, assure-t-il, "il n'y a jamais eu de principe de soumission absolue"." Lu sur Le Monde.fr

« Je ne suis pas candidate à ma réélection à la mairie de Montreuil »

Publié le 25 novembre 2013 dans A Montreuil

J’étais une très jeune femme quand je me suis engagée en politique, il y a plus de trente ans. Mai 68 était passé par là, et nous croyions de toutes nos forces qu’on pouvait « changer la vie ».

(..)

En 2008, à la tête d’une liste de citoyens, « vraiment de gauche, vraiment différents », j’ai été élue maire de Montreuil – une ville « détenue » jusque-là, et depuis 75 ans, par le parti communiste et depuis un quart de siècle par une personne qui mit en scène tour à tour son appartenance au parti (qui le fit roi) et sa prise de distance avec lui.

Ecologistes, socialistes, membres de la société civile, nous avons énormément travaillé.

Nous avons inventé un pouvoir plus collégial, ouvert à la contestation les colonnes du journal municipal, soutenu les initiatives habitantes, mis en place des procédures transparentes et équitables d’attribution des logements, des places en crèche, des marchés publics, dissous les officines opaques, rompu avec le clientélisme, et parfois le communautarisme qui rongeaient la vie municipale.

(..)

Et pourtant, j’ai pris la lourde décision de ne pas me représenter en mars.

Parce que je souffre profondément de la dégradation de la vie politique et du climat qui conduit, à Montreuil comme ailleurs, à englober tous les politiques d’une même suspicion, et de plus en plus souvent d’un même mépris, ceux qui ne cumulent pas comme ceux qui cumulent, ceux qui sont intègres comme ceux qui sont corrompus, ceux qui brossent leurs clientèles dans le sens du poil comme ceux qui refusent d’accorder des passe-droits, y compris à leurs plus proches amis ;

Parce que je mesure que, pour être réélue, je devrais me résoudre à des compromis, à des alliances, à des prises de position, qui bousculent mes valeurs et mes convictions et me conduiraient à ne plus me ressembler ; Parce que je n’ai juste plus envie d’être la personne qu’il faudrait être pour résister imperturbablement aux banderilles plantées, à longueur de temps, au cours de conseils municipaux interminables, aux terrasses des cafés, dans les halls d’immeuble, à la sortie des écoles, par des gens dont le seul projet est de reconquérir ce qu’ils considèrent comme leur bien, leur fief, à n’importe quel prix.

Je refuse de partir en campagne en promettant logements et jobs « à la mairie » à tour de bras, comme le font certains de mes adversaires depuis des mois ; de garantir à toute personne rencontrée dans la rue que sa demande, même injustifiée, sera traitée « en priorité », que son dossier, même mal foutu, sera placé « sur le dessus de la pile » ; de promettre à chaque dirigeant d’association évoquant sans pudeur l’imminence des élections une augmentation de sa subvention annuelle.

Je refuse de « rendre coup pour coup », d’user du mensonge, de la calomnie et de l’insulte, tout comme je refuse l’intimidation physique et les menaces de « placardisation » dressées aux agents municipaux constamment instrumentalisés.

Je refuse d’user de la démagogie la plus abjecte et d’arguments aux relents lepénistes – sur l’insécurité, sur les Roms – pour frapper à l’estomac les électeurs les plus fragiles ; de cautionner l’entrisme associatif et l’instrumentalisation des corps intermédiaires, qui colorent d’une caution citoyenne des manœuvres bassement politiciennes.

Il se trouvera sans doute des commentateurs de la vie locale pour ricaner de mon choix, pour évoquer « la peur de perdre » ou « la fatigue émotionnelle ». Comme si le risque de perdre n’était pas inscrit dans le génome de ceux qui, comme moi, assument leur engagement dans un parti loin d’être majoritaire et leur refus obstiné de baiser la bague de quelque parrain que ce soit. Comme si mon rejet de la violence qui résume la vie politique de Montreuil, des rumeurs sordides, des attaques personnelles, était le signe d’une fragilité bien féminine…

Je veux les rassurer : je suis en pleine forme. Je mesure le chemin parcouru, et en éprouve une vraie fierté. Je mesure aussi celui qui reste à parcourir pour conquérir la majorité culturelle qui, seule, garantira un soutien populaire durable au changement que j’espère et pour lequel je me bats.

(..)

Dominique Voynet

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