Le regard grave, le visage fatigué, le pape François a surtout souligné en cet endroit la radicalité du Christ, dont il faut imiter le dépouillement et non, à l’inverse, prendre la voie de la « mondanité », mot cher à son vocabulaire : « Beaucoup voudraient un christianisme un peu plus humain, sans Jésus, sans la croix, sans le dépouillement. C’est un christianisme de pâtisserie, comme un beau gâteau. » « L’Évangile est l’Évangile, Dieu est l’Unique et Jésus s’est fait serviteur pour nous », a rappelé le pape, citant l’Évangile selon lequel on ne peut servir à la fois Dieu et l’argent. Pour lui, la mondanité est comme « une lèpre, un cancer de la société, qui tue la personne, qui tue l’Église ». (..) Rappelant comment Saint-François avait reçu ici la « force de Dieu » de se dépouiller, le pape a demandé à toute l’Église d’avoir le même courage. Le dépouillement de l’Église signifie pour tous chrétiens – évêques, cardinaux et pape compris, a-t-il encore précisé – de se défaire de cet « esprit du monde » qu’il a opposé à l’« esprit des Béatitudes ». « L’esprit du monde », a mis en garde le pape, « conduit à la vanité, à l’orgueil, à la puissance », devenant une forme d’« idolâtrie ». Lu dans La Croix
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À Assise, le pape invite l'Église au dépouillement | La-Croix.com
À Assise, le pape invite l'Église au dépouillement Vendredi 4 octobre, dans la cité du Poverello, le pape François a cherché à exprimer la radicalité et la douceur de l'Évangile, enchaîna...