Le Parti conservateur britannique a dévoilé un programme de campagne dans lequel il propose de supprimer la loi sur les droits de l'Homme, qui oblige les tribunaux britanniques à prendre en compte les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme.
Les conservateurs britanniques ont dévoilé le 16 avril un programme de campagne pour les élections législatives du 7 mai qui fait la part belle à la question de l'appartenance de Londres à l'Union européenne et aux questions d'immigration.
Lors de l'événement de lancement du manifeste de campagne de son parti à Swindon, le 16 avril, le parti de David Cameron a réitéré son intention de réduire drastiquement la migration nette vers le Royaume-Uni.
(..) Les « Tories » souhaitent également pouvoir expulser les criminels plus facilement et interdire l'entrée sur le territoire pendant plus longtemps aux Européens ayant abusé des règles de liberté de circulation.
Loi sur les droits de l'Homme dans le viseur Le Parti conservateur a aussi promis de supprimer la loi sur les droits de l'Homme, qu'il considère comme le lien formel entre les tribunaux britanniques et la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Les conservateurs reprochent à la CEDH son insistance quant au droit de vote des prisonniers et les entraves à l'expulsion de terroristes présumés, comme Abu Qatada.
S'ils sont réélus, les conservateurs entendent renégocier les conditions de leur adhésion à l'UE avant 2017, date prévue pour le référendum. Ces renégociations seront probablement basées sur les éléments du manifeste de campagne
Les conservateurs assurent être les seuls à pouvoir « offrir un réel changement et un vrai choix en ce qui concerne l'Europe », qu'ils considèrent « trop bureaucratique et trop peu démocratique ». Marché unique Le programme de campagne défend l'idée d'un marché unique et du libre-échange, mais pas celle d'une « union toujours plus étroite ».
Les conservateurs s'engagent en outre à ne pas former de coalition qui s’opposerait à l'organisation du référendum.
Le manifeste de campagne conservateur édicte ainsi l'une des rares conditions sine qua non connues à ce stade qui influenceraient les probables négociations de formation d'une coalition. Harriet Harman, numéro deux du Parti travailliste, a accusé les conservateurs d'« acheter des voix avec des promesses vides », ajoutant que « les travailleurs devront payer le prix de la campagne désespérée des 'Tories' »