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La réalité en face

La réalité en face

Un des maux de notre époque, c'est le refus et l’interdiction de regarder la réalité en face et surtout de la décrire! c'est le Politiquement Correct qui l'empêche! Il conditionne la description et donc la perception du réel! Quand elle est "Non Idéologiquement Conforme", la réalité est occultée, tronquée, manipulée par les media.


17 juillet - Anniversaire du martyre des bieuheureuses carmélites de Compiègne.

Publié par Michael Jeaubelaux sur 17 Juillet 2015, 22:57pm

"En 1789, Madame Lidoine — Mère Thérèse de Saint-Augustin — est prieure de la communauté. Les carmélites de Compiègne sont expulsées de leur monastère le 14 septembre 1792. Hébergées en petits groupes par trois familles com[piégnoises, elles continuent de vivre en « diaspora » leur vie religieuse. Sur la suggestion de la prieure, elles prononcent un acte de consécration par lequel elles offrent leur vie à Dieu pour que la paix soit rendue à l’Eglise et à l’Etat. Acte qu’elles renouvellent chaque jour pendant plus de dix-huit mois jusqu’à leur mort. Dénoncées en juin 1794, les religieuses sont arrêtées le 22 et incarcérées au monastère de la Visitation transformé en prison. Le 12 juillet suivant, elles sont transférées à la Conciergerie à Paris et guillotinées le 17 juillet sur l’actuelle Place de la Nation, après un jugement sommaire mettant en cause leur fidélité à la vie religieuse.

C’est en chantant le Psaume 117, Louez le Seigneur tous les peuples ! qu’elles montèrent à l’échafaud. Leurs corps reposent au cimetière de Picpus à Paris (XII°).

A Compiègne, le monastère est aliéné comme bien national et vendu en 1795. Il n’en reste rien aujourd’hui, l’emplacement étant occupé par l’École d’État-major et le Théâtre Impérial où une plaque rappelle depuis 1994 la destination première de ces lieux.

Béatifiées par le Pape saint Pie X le 27 mai 1906.

Les seize Carmélites de Compiègne ont « rendu leur beau témoignage » à Paris sur la place de la Nation, le 17 juillet 1794. Comme Martyres, elles incarnent la vocation chrétienne et la suite du Christ dans sa radicalité.

Comme communauté, elles sont une expression lumineuse du « petit collège du Christ » tel que le concevait Thérèse d’Avila : rassemblées « dans la dépendance de Jésus-Christ », « méditant jour et nuit la Parole du Seigneur et veillant dans la prière » avec Marie, Mère de Jésus, « fidèles à la communion fraternelle » et « se prévenant d’égards mutuels ». C’est dans cette fidélité très quotidienne qu’a pu résonner avec la plus grande force l’appel apostolique de sainte Thérèse.

A l’automne 1792 elles étaient expulsées de leur monastère et faisaient ensemble un acte d’offrande d’elles-mêmes pour que la paix soit rendue à l’Église et à l’État. Arrêtées à Compiègne en juin 1794, et transférées à Paris le 13 juillet, c’est librement, sans ostentation ni exaltation, qu’elles donnèrent leur vie.

Leur chant limpide en gravissant les marches de l’échafaud était bien l’expression de leur amour de Jésus. La foule qui était là ne s’y est pas trompée, qui a été saisie par le mystère. Aujourd’hui, en cette fin de XXe siècle, Thérèse de Compiègne et ses sœurs ne nous pressent-elles pas, à la suite de Teresa d’Avila : « Le monde est en feu ! » « Ne dormez plus, ne dormez plus, tant qu’il n’y a pas de paix sur la terre ! » Au Rwanda et en Algérie, au Congo et au Soudan, aux Philippines et en Inde, d’autres sont affrontés à la violence aveugle et choisissent d’y répondre par l’amour… "

A Paris, il est possible encore de suivre leur dernier trajet.

A la Conciergerie (Métro Châtelet, Cité ou St-Michel) où elles sont arrivées le 13 juillet : de la Cour des Femmes à la Salle de la Liberté où elles sont condamnées le 17, puis à la Cour du Mai où elles montent en charrettes. Par le Pont au Change, la rue St-Antoine, la rue du Faubourg St-Antoine, elles arrivent à la Barrière de Vincennes, actuelle place de la Nation (métro Nation). La guillotine était dressée à l’angle de l’avenue du Trône et de la place de la Nation, exactement place de l’Ile de la Réunion. Entre le 14 juin et le 27 juillet 1794, elle fit plus de 1300 victimes.

Des tombereaux emportaient les corps par le boulevard de Picpus jusque dans le jardin des chanoinesses de St-Augustin, avenue de St-Mandé, où l’on pénétrait par une porte charretière aujourd’hui murée mais dont on voit encore le linteau. Au 35 rue de Picpus (Métro Nation ou Picpus) on peut visiter le jardin et se recueillir devant l’enclos où se trouvent les fosses communes. Une plaque commémorative à gauche de la grille porte les noms des 16 Carmélites Martyres.

Dans la chapelle des religieuses des Sacrés-Cœurs de Picpus, les noms des 1306 victimes figurent sur les murs rappelant que c’est tout un peuple qui alors a souffert de la violence aveugle, sans distinction de classe ni même de religion. Si les Carmélites de Compiègne furent clairement mises à mort pour leur foi et leur fidélité à la vie religieuse, beaucoup le furent pour des raisons politiques. Très nombreux furent ceux qui donnèrent un beau témoignage d’espérance chrétienne devant la mort. Ensemble ils attendent la Résurrection. " http://www.carmel.asso.fr/Compiegne-Jonquieres.html

Je vous conseille le DVD "Dialogue de Carmelites"

"Résumé : Le chef-d'oeuvre de Bernanos en DVD. Un épisode de la Terreur : en 1793, les seize religieuses du Carmel de Compiègne sont guillotinées. Et c'est en chantant le "Salve Regina" qu'elles monteront à l'échafaud... Le martyre des carmélites a inspiré à Georges Bernanos un textes admirable et justement célèbre.

Il a nourri les croyants et inspiré hommes de théâtre et de cinéma : de Francis Poulenc qui en fait un "opéra sacré" pour la Scala de Milan au R.P. Bruckberger qui l'adapte pour un scénario. Le film est admirable. Témoignage historique, monument spirituel, patrimoine religieux, le chef-d'ouvre de Bernanos est immortel. "

http://www.laprocure.com/dialogues-carmelites-pierre-cardinal/5051889005391.html

Alléluia (Psaume 117) Alléluia, alléluia, alléluia (bis)

Proclamez que le Seigneur est bon, éternel est son amour !

Que le dise la maison d'Israël, éternel est son amour !

Dans l'angoisse, j'ai crié vers lui, le Seigneur m'a exaucé. Le Seigneur est là pour me défendre, j'ai bravé mes ennemis.

Le Seigneur est ma force et mon chant, le Seigneur est mon salut Je ne mourrai pas non je vivrai, je dirai l'oeuvre de Dieu

Ouvrez-moi les portes de justice, j'entrerai, je rendrai grâce. C'est ici la porte du Seigneur, tous les justes y entreront

Oui, c'est toi mon Dieu je te rends grâce, Seigneur mon Dieu je t'exalte. Proclamez que le Seigneur est bon, éternel est son amour.

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