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Publié par Michael Jeaubelaux

Ont annoncé leur présence, Nicolas DUPONT-AIGNAN, Jean-Frederic POISSON, Bruno RETAILLEAU, Henri GUAINO et Marion MARECHAL LE PEN parmi les politiques les plus connus...beaucoup qui étaient présents auparavant pour se faire valoir, ne seront pas là...les électeurs en tireront les conclusions qui s'imposent! Geneviève de FONTENAY marquée à Gauche a décidé de venir manifester, elle est la bienvenue, La Manif Pour Tous est un mouvement non partisan et non confessionnel.

1. Abroger la loi Taubira! 

La loi autorisant le mariage et l’adoption pour les personnes de même sexe a brouillé les repères du droit de la famille et de la filiation. Devant les désordres juridiques, anthropologique et sémantique qu’elle engendre, sa révision devient nécessaire. « Il n’y a aucun obstacle juridique sérieux à une révision de la loi Taubira », affirme Guillaume Drago, universitaire, président de l’Institut Famille et République.

2. Refuser la GPA et PMA!

Pour Jean-Marie Andrès, président des AFC, « l’actualité reste brûlante, puisque nous avons, de manière continuelle, répétée et obstinée, des tentatives pour avancer sur les sujets comme la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA) sans père ».

Concernant l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux célibataires, François Hollande a déclaré qu’il suivrait l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Cet avis devrait tomber à la fin de l’année ou début 2017.

3. Dénoncer l’idéologie du genre!

Le pape François a mis les pieds dans le plat en s’attaquant à la « colonisation idéologique » de la « théorie du genre » en citant le cas de la France, le 2 octobre. « Nous sommes confrontés à une politisation et une idéologisation des programmes scolaires, en particulier sur la question du genre,confirmait Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous. Sous prétexte d’égalité homme-femme, on efface les différences. »

4. Relancer la politique familiale!

Abaissement du plafond du quotient familial, modification du système de versement des allocations familiales, diminution drastique de la prime de naissance, congé parental raboté, officialisation de la mise en place du prélèvement à la source pour janvier 2018 préparant l’individualisation de l’impôt… la politique familiale sous le quinquennat de François Hollande n’aura cessé d’être sacrifiée.

5. Peser sur la primaire!

Seuls deux candidats à la primaire de la droite et du centre veulent revenir sur la loi Taubira : Jean-Frédéric Poisson souhaite son abrogation, tandis que François Fillon parle de réécriture. « En complément de notre travail quotidien, il est utile de se montrer ensemble, de faire corps et de continuer à interpeller », explique Jean-Marie Andrès.   

Hugues Lefèvre

La manifestation se tiendra à Paris, le 16 octobre. Départ à 13 h de la porte Dauphine ; arrivée au Trocadéro.

11 octobre 2016

Commencer l'année électorale par La Manif Pour Tous du 16 octobre

A l'approche de la grande manifestation pour la famille, dimanche, Le Salon Beige a interrogé Ludovine de la Rochère, présidente de La Manif Pour Tous :

Pourquoi manifester le 16 octobre ?

3Comme souvent, cette manifestation répond à une double urgence, suivant un double tempo :

D’une part, la nécessité impérative de mettre un coup d’arrêt puissant à la reprise des offensives anti-famille de François Hollande.

En effet, le Président, quoiqu’incapable de gouverner la France, n’a qu’une seule obsession : sa réélection. Son seul domaine d’action possible et sa seule manière de rassembler la gauche est le domaine sociétal.

Or cette gauche considère que l’émancipation de l’individu doit être totale et elle s’appuie sur une liberté mal comprise. Cela explique la volonté de dissoudre la famille, le mariage et de redéfinir la filiation - laquelle devrait être fondée sur le « choix parental ». Cela explique aussi la volonté de donner à chacun la possibilité de s’auto-déterminer. Cela explique, enfin, la volonté d’une Najat Vallaud-Belkacem d’intervenir « dès le plus jeune âge » auprès des enfants, lesquels doivent être « libérés » de tout ce que leur transmettent leurs parents.

Les projets néfastes du gouvernement ont donc repris dans ce sens depuis le printemps dernier : volonté d’avancer  vers la PMA pour les femmes célibataires ou lesbiennes, absence de réaction face à la nouvelle condamnation de la France sur la GPA par la CEDH, systématisation de la célébration des PACS en mairie – qui relativise encore davantage le mariage -, légalisation du changement d’identité sexuelle sans constat médical voire sur simple déclaration, ou encore instauration du statut du beau-parent qui mettrait en place des parents « sociaux » à côté des parents « biologiques » de l’enfant, premier pas vers la multi-parentalité.

A cela s’ajoute la politisation de l’école, notamment avec la diffusion rampante de l’idéologie du genre, mais aussi la volonté de restreindre la liberté scolaire. Dans ce contexte, comment les parents pourraient-ils faire confiance et continuer à déléguer l’instruction de leurs enfants à l’école ? Ils le peuvent d’autant moins que la Ministre, en plus, poursuit le nivellement par le bas du système scolaire par idéologie égalitariste.

D’autre part, nous sommes bien évidemment au seuil d’une année politique majeure pour la France.

Nous sommes immensément nombreux – et il faut précisément le dire et le montrer - à souhaiter un véritable bouleversement de la logique philosophique et politique qui prévaut depuis des années. La France a urgemment besoin de responsables qui agissent pour le bien commun avec, enfin, une vision à moyen et long terme. Cela implique, évidemment, de rebâtir tout ce qui concerne la famille : mariage, adoption, filiation. Cela suppose, également, un véritable changement de culture et de mentalité.

Nous souhaitons une politique qui corresponde aux valeurs de notre civilisation et à une ambition réelle pour la France, ce qui passe par la promotion de la famille, qui donne une identité personnelle et collective, veille sur chaque personne, transmets ses valeurs, humanise la société et assure l’avenir de la nation.

La participation de tous est indispensable le 16 octobre. Le RDV est à 13h Porte Dauphine et nous rejoindrons le Trocadéro (Pour des raisons de sécurité et pour réduire le temps d'attente (nous serons nombreux !), l'accès à la manifestation se fera depuis la Porte Dauphine).

Pensez vous vraiment que la GPA mobilise les Français ?

4La GPA est une pratique véritablement sidérante en ce qu’elle rassemble tout ce qui porte atteinte à l’être humain : dans ce contexte, celui-ci est considéré comme un outil (la femme) ou un produit (l’enfant) dont on peut disposer suivant ses désirs, d’où le choix sur catalogue, les manipulations, l’eugénisme, l’achat, l’arrachement à sa mère, la déconstruction de sa filiation, etc.

Certes, on peut se dire que la GPA ne concerne que quelques centaines de personnes en France. Mais d’abord, n’y en aurait-il qu’une seule, ce serait déjà inacceptable ! Ensuite, la GPA parachève l’acceptation d’un nouveau statut de l’être humain : même pas celui d’un animal (beaucoup sont protégés), mais bien celui d’un produit.

C’est en cela que la GPA nous concerne tous : elle est la poursuite du changement de civilisation voulu par le François Hollande et incarné par Christiane Taubira.

Quant à savoir si ce sujet mobilise particulièrement, c’est difficile de le dire. Je peux simplement faire remarquer que la manifestation du 5 octobre 2014 contre la GPA avait été très importante. Je souligne aussi que cette pratique est rejetée par des personnes de toutes sensibilités philosophiques et politiques et que cette opposition, notamment par le travail de La Manif Pour Tous, n’a fait que grandir. Aujourd’hui, rares sont ceux qui osent se dire favorable à la GPA. Nous savons, enfin, que tous ceux qui se sont mobilisés en 2013 refusaient notamment le principe de la GPA.

A partir de combien de manifestants considérez-vous la mobilisation de dimanche comme réussie ?

1La réussite dépend bien-sûr de l’ampleur de la mobilisation, mais aussi du déroulement de la manifestation. En 2013, le gouvernement a largement exploité la prétendue violence  de tel ou tel moment des manifs pour nous faire passer pour des « extrémistes », c’est-à-dire pour nous décrédibiliser. Il s’agissait bien-sûr d’une manipulation énorme mais, j’allais dire, « plus c’est gros, plus ça passe » ! En 2014 d’ailleurs, le gouvernement et les médias étaient tous aux aguets, en particulier sur les fins de manifs, mais ils n’ont pas trouvé une seule photo de supposées violences… et nous avons obtenu le retrait complet et définitif du projet de loi « Familles » de Dominique Bertinotti.

Pour en revenir à votre question, je pense que nos voix seront entendues si l’ampleur de la mobilisation est incontestable. Et, croyez-moi, les récentes attaques politiques et médiatiques comme les très nombreuses questions qui nous sont posées révèle l’inquiétude de nos opposants et leur crainte d’une mobilisation immense. Ils savent que cela pèserait beaucoup dans les mois à venir.             

Ce succès dépend de chacun d’entre nous : à chacun d’être l’ambassadeur de l’enfant et de la famille en mobilisant jusqu’au dernier moment notre entourage, nos amis, nos voisins, nos collègues… Il est aussi possible de contribuer au succès de la manifestation en participant activement à son bon déroulement en devenant volontaire (http://recrutement.lamanifpourtous.fr).

La suite demain

12 octobre 2016

Abrogation de la loi Taubira : seule une persévérance héroïque conduira à la victoire

Suite de l'entretien avec Ludovine de La Rochère (lire ici le début) :

Quelle est, selon vous, la plus grave attaque contre la famille du quinquennat ?

2A l’évidence, la loi Taubira est le plus grave de toutes les attaques menées contre la famille par François Hollande. Prétendre que deux hommes ou deux femmes pourraient se marier est une aberration puisque c’est contraire au sens même du mariage et à la réalité de notre humanité.

Cette loi porte très gravement atteinte non seulement au mariage et à la famille, mais aussi au principe même du droit et au rôle du politique. En effet, quel sens peut avoir une loi contraire au réel ? Pour qui se prend le législateur lorsqu’il croit pouvoir changer le réel à l’aide de quelques mots ? Et que font les politiques de leur responsabilité lorsqu’ils piétinent ainsi le mariage, clé de voûte de la famille, et les besoins les plus élémentaires de l’enfant : avoir un père et une mère ?

Christiane Taubira parlait d’un « changement de civilisation ». Je partage – une fois n’est pas coutume ! – son analyse… Il s’agit bien d’une déconstruction volontaire de la civilisation parce que c’est le démantèlement d’une organisation sociale qui protège les plus vulnérables, en l’occurrence la mère et l’enfant… mais aussi le père. En effet, par la présomption de paternité, le mariage « fait » le père : l’époux est reconnu comme tel du fait du mariage. Le mariage authentique protège le père, la mère et l’enfant.

La loi Taubira correspond à un changement de paradigme, au rejet des repères objectifs - donc communs à tous -, au rejet de tout ce qui paraît contraire à l’égalité aux yeux de quelques idéologues. Pour eux, le mariage doit donc être transformé jusqu’à en perdre tout son sens, c’est-à-dire disparaître en tel que tel. Au final, il ne doit rester que le mot, mais vide de sens.

Bien-sûr, ce que je décris là est conscient chez quelques uns, comme le sociologue François de Singly, tandis que beaucoup croient simplement que le mariage n’est qu’une histoire de sentiments entre deux personnes, conception du mariage qui date du XIXe siècle. Ils n’ont pas compris ou ne savent pas que le mariage suppose de « regarder ensemble dans la même direction », selon les mots de Saint Exupéry, c’est-à-dire qu’il implique un amour qui dépasse le seul désir et le simple sentiment amoureux. Et étonnamment, ils ne voient pas que le mariage concerne tout autant les enfants à venir.

Pensez-vous qu'il soit possible, juridiquement et politiquement, d'abroger la loi Taubira ?

6Juridiquement, il est tout à fait possible d’abroger la loi Taubira.Personne ne le conteste. Le spécialiste de droit constitutionnel Didier Maus ainsi que de nombreux juristes expliquent sereinement l’idée que l’abrogation de cette loi inique ne soulève pas de difficulté.

Il faut préciser que l’abrogation d’une loi est toujours comprise pour l’avenir et non le passé : l’article 2 du code civil indique en effet que« la loi ne dispose que pour l'avenir[et] n'a point d'effet rétroactif. »Ainsi, quand des politiques font l’amalgame entre abrogation et démariage, ils sont soit ignorants, soit malhonnêtes…

D’un point de vue politique, l’abrogation de la loi Taubira est avant tout une question de liberté, mais aussi de volonté et de sens des responsabilités. Dans le contexte actuel, cela suppose évidemment courage et cohérence, ce qui ne sont malheureusement pas les qualités les plus répandues chez nos politiques… Mais ne nous lamentons pas : nos élus sont le reflet de notre société, cela n’a donc rien d’étonnant. Dans l’autre sens, cela signifie que si le peuple français fait lui-même preuve de courage et de persévérance, nous pouvons tout à fait espérer que des politiques agissent dans le même sens… Ce dont je suis certaine, c’est qu’il faut faire tout notre possible pour que ce moment advienne le plus vite possible : tous les efforts de La Manif Pour Tous sont tendus vers cet objectif.

Comment réagissez vous devant les abandons du combat contre la loi Taubira par de nombreux dirigeants de l'opposition ?

A vrai dire, cela ne me décourage pas, bien au contraire : cela me fait redoubler d’ardeur. Il est vrai que notre combat est très difficile.

Seul le manque de courage ou l’ignorance peuvent expliquer de tels revirements. Dans les deux cas, ils ont cédé à l’influence du lobby LGBT, ce qui est un comble pour ceux d’entre eux qui se targuent de redonner du crédit à la parole politique.

Car enfin, un changement de position sur un thème aussi majeur ne se fait pas du jour au lendemain. Soit la personne n’avait pas réfléchi à son engagement sur ce sujet fondamental pour la France, et nous pouvons alors douter sérieusement de ce qui motive réellement sa carrière de politicien, soit elle a décidé de se ranger derrière le vote d’une loi faisant violence à ses convictions,et alors nous ne pouvons que nous détourner de ces politiques incapables de penser la loi en dehors du cadre imposé par leurs adversaires.

Mais les victoires que nous avons obtenues sont évidemment des encouragements immenses à poursuivre le combat. Il faut se rappeler, en effet, que la légalisation de la PMA « sans père » était prévue avec la loi Taubira. Trois ans plus tard, grâce à tous ceux qui se sont mobilisés, elle ne l’est toujours pas… et la lutte se poursuit quotidiennement pied à pied. Nous avons aussi obtenu le retrait complet et définitif du projet de loi « Familles » de la ministre Dominique Bertinotti, ainsi que le recul de la gauche sur l’accès à l’adoption pour les couples pacsés et concubins… Au-delà de ces belles victoires législatives, le réveil du peuple français, et en particulier des jeunes, est une magnifique nouvelle. Et au-delà de nos frontières, le réveil d’autres pays – Croatie, Finlande, Italie, Mexique, Taïwan, etc. – est aussi le fruit de la mobilisation française.

C’est pourquoi j’adresse un immense bravo à tous ceux qui se sont levés… Mais attention, seule une persévérance héroïque conduira à la victoire ! Nous donnons donc rendez-vous dimanche 16 octobre à 13h Porte Dauphine pour écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire.

On ne lâche rien, jamais !

 

Posté le 12 octobre 2016 à 08h32 par Michel Janva | Catégorie(s): Homosexualité : revendication du lobby gay , Valeurs chrétiennes : Famille 

La Manif pour Tous : appel à la mobilisation générale le 16 octobre !

Par valeursactuelles.com

Mobilisation. A l’approche de La Manif Pour Tous du 15 octobre, Jean-Frédéric Poisson, qui vient d’appeler dans Valeurs actuelles à "en finir" avec la diabolisation du FN, Charles Beigbeder et Robert Ménard lancent un appel à la mobilisation.

Plus de trois années nous séparent du vote de la loi Taubira instaurant le mariage entre personnes de même sexe. À l’échelle d’un quinquennat, cela peut paraître beaucoup mais à l’échelle de l’histoire, ce n’est rien. Ce qu’un législateur a fait, un autre peut le défaire. Nous sommes convaincus qu’une telle loi, qui va à l’encontre du bon sens le plus élémentaire et dont certains croient à tort qu'elle va "dans le sens de l'histoire", ne résistera pas à l’épreuve du temps long. Car un enfant aura toujours besoin de voir sa filiation inscrite dans des lignées paternelle et maternelle. C’est une question de civilisation, les rôles de père et de mère ne sont jamais interchangeables ! Aujourd’hui, un narcissisme triomphant met l’enfant au service du projet des adultes sans considération pour son épanouissement psycho-affectif. C’est cette mentalité que nous combattons. Nous nous inscrivons d’emblée dans la perspective du temps long car nous savons qu’il nous donnera raison. D’abord dans le cadre de la bataille culturelle que nous entreprenons ; ensuite dans les urnes. Nous savons pertinemment que les Français sont accaparés par d’autres sujets qui les concernent apparemment plus dans leur quotidien : insécurité physique et culturelle, immigration massive, communautarisme islamique, crise identitaire, attentats terroristes, chômage endémique et paupérisation rampante. Pour autant, on ne saurait négliger l’importance du facteur familial dans le délitement de notre société. La famille est en effet la cellule de base de la société, le poumon indispensable à l’éducation et l’équilibre des enfants. Fragiliser la famille, c’est hypothéquer la société. Or, les Français doivent savoir qu’avec la loi Taubira, la famille se trouve désormais livrée à l’arbitraire le plus total et à la marchandisation de l’humain la plus scandaleuse. Volontairement imprécise, cette loi a permis de légaliser indirectement, par la voie judiciaire, les PMA et GPA effectuées à l’étranger en contradiction avec la loi française. Elle ouvre le cycle honteux des enfants sur étagère, prélude au transhumanisme le plus scabreux. Face à de telles menaces, l’hésitation ne doit pas être de mise. Le 16 octobre, nous serons dans la rue pour dénoncer l’hypocrisie du gouvernement - qui prétend lutter contre la GPA alors qu’il ne fait que la légaliser sournoisement -, et pour dénoncer la loi scélérate qui a permis d’ouvrir une telle boite de pandore. Tout cela en ayant aussi bien conscience du matraquage fiscal qui s’abat sur les familles depuis 2012 (baisse, à deux reprises, du plafond de l’avantage fiscal lié au quotient familial et fin de l’universalité des allocations familiales) ainsi que des réformes en tout genre qui s’immiscent dans la vie privée des familles, telle cette obligation qui incombe au père de partager désormais en partie le congé parental de son épouse pour en bénéficier durant trois années. Comment de telles impasses idéologiques pourraient rester sans conséquences sur la fécondité française qui ne cesse de s’éroder au fil des ans – à l’exception des femmes d’origine étrangère -, si l’on en croit les récentes données statistiques de l'INSEE ? Plus généralement, c’est tout un modèle de société que nous dénonçons : une humanité hors-sol, déracinée, consumériste et matérialiste qui crée un vide spirituel et culturel sur lequel prospère toujours plus l’islamisation rampante de notre société. C’est donc notre identité culturelle la plus profonde qui est en jeu ! Devant un tel défi, notre mobilisation doit être totale et s’affranchir de toute appartenance partisane ou associative. Il est impératif de pouvoir, à terme, se rassembler autour d’un programme commun de la droite fondé sur la défense de notre identité et le recouvrement, à cette fin, de notre souveraineté. C’est pourquoi, en préfiguration de cette union des droites que nous appelons de nos vœux, nous défilerons ensemble dimanche 16 octobre. Tel est le sens - que nous espérons prophétique - de notre appel ! Robert Ménard, maire de Béziers et président du collectif Oz-ta-droite, Charles Beigbeder, entrepreneur, élu de Paris et co-fondateur de l’Avant-Garde, Jean-Frédéric Poisson, président du PCD (Parti Chrétien Démocrate) et candidat à la Primaire de la droite et du centre, Christian Vanneste, député honoraire, président du RPF (Rassemblement Pour la France) et membre de l’Avant-Garde, Karim Ouchikh, Président du SIEL (Souveraineté, Identités Et Libertés) et conseiller régional Île-de-France, Roland Hureaux, élu local et ancien haut-fonctionnaire, Serge Federbusch, président du Parti des Libertés, Patrick Louis, député européen honoraire et secrétaire général du MPF (Mouvement pour la France).

“Manif pour tous” : une cause à défendre bec et ongles

Par

Denis Tillinac

La GPA aggrave la violence faite aux femmes les plus pauvres. Et vise à ébouler les fondations de notre civilisation. L’appel à la mobilisation continue.

Je n’ai vraiment pas la tripe militante mais je suis allé témoigner ma solidarité aux animateurs de La Manif pour tous lors de leur université d’été, et je souhaite que leur rassemblement du 16 octobre prochain connaisse un grand succès. La cause soutenue avec opiniâtreté et sans le moindre sectarisme par Ludovine de la Rochère mérite d’être défendue bec et ongles. La GPA pousse la société de consommation jusqu’au paroxysme de la vénalité et du nihilisme. Elle attente à la dignité de la femme, aggrave la violence faite aux pauvres par les nantis et préfigure un monde où les humains privés de filiation effective tituberont dans une solitude infernale.L’homme sans qualité, de Musil, et ses suivants sartrien (la Nausée), camusien (l’Étranger), simenonien (tous ses romans), deviendra l’Homme sans gravité décrypté par le psychanalyste Melman. À terme, la folie du Frankenstein prophétisée par Mary Shelley condamnera notre postérité à la réclusion à perpète dans l’univers totalitaire du 1984, d’Orwell, ou du Meilleur des mondes, d’Huxley.

Ça fait froid dans le dos et la menace se précise, avec les “avancées” d’une science sans conscience. En soi, la PMA n’est pas condamnable ; elle peut permettre à un couple de surmonter un handicap pour avoir des enfants qui seront les siens. Mais on imagine les usages qui peuvent la dévoyer, dans un contexte où l’altérité des genres est récusée ou minorée jusque dans les projets des plus hauts responsables de la pédagogie. C’est l’altérité des genres qui échafaude le psychisme, forge la conscience de soi et le désir par voie de conséquence. C’est la filiation qui authentifie le moi ; on la retrouve dans les textes fondateurs de notre civilisation, ceux d’Homère et la Bible.

Le produit d’un embryon bricolé quelque part, congelé ailleurs, est voué à l’orphelinat psychologique. Les centaines de milliers de Français qui ont participé aux “manifs pour tous” n’étaient nullement “homophobes”, comme le bruitage médiatique orchestré par Christiane Taubira n’a cessé de le seriner. À l’exception d’infimes minorités, ils étaient peu politisés. Certes, le fond de sauce était plutôt catho que bobo, mais il s’agissait de ce catholicisme dit “culturel” — en fait, la conviction, partagée par les non-croyants, que les lois concoctées à la chancellerie visaient à ébouler les fondations de la civilisation occidentale. Rien de moins. À la limite, la contestation du mariage unisexe était un point de fixation ; nous savions trop que dans l’esprit de ses promoteurs il ouvre les voies d’une aventure humaine inédite et dangereuse à maints égards.

Pour ne pas commettre un suicide moral et mental, l’humanité doit accepter son inachèvement, le tragique de sa condition et l’inscription de la personne dans une généalogie. Les contours de la famille ont évolué au long de l’histoire, et elle n’est pas à bout de ses métamorphoses. Mais elle demeurera la matrice où se forment toute affectivité, toute sociabilité.

L’individu sans racines familiales stables est acculé à combler cette carence dans une quête identitaire douloureuse, et souvent vindicative. La tentation d’un radicalisme le guette. L’individu brimé dans sa virilité ou sa féminité est condamné pour sa part à patauger dans les brouillards de l’androgynie, voire à se noyer dans le narcissisme. Aucune société ne peut enfanter des êtres libres et épanouis si elle les atomise en les privant des repères les plus évidents : l’altérité des genres, l’accueil de l’enfant par un père et une mère, le giron d’une parentèle, microcosme obligé d’une patrie. Ces considérants de bon sens justifi ent que l’on s’associe au combat mené par Ludovine de la Rochère. D’autant que cette dame courageuse a su mettre son veto à toutes les tentatives de récupération politicienne.

Discours historique et prémonitoire face à Christiane TAUBIRA.

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